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Trivial Pursuit Déjanté
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Test : Trivial Pursuit Dejante
PS2
Trivial Pursuit Déjanté
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
09 décembre 2004 à 18:00:00
4/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (3)
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16.7/20
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Mais pourquoi ? Pourquoi adapter en un produit vidéoludique un jeu de plateau matériel, convivial, et surtout moins cher que son homologue de pixels ? Pourquoi développer des Monopoly, des Scrabble ou bien des Trivial Pursuit, comme c'est le cas aujourd'hui, alors que l'on est indubitablement sûr de ne rien apporter de neuf ? Pourquoi s'acharner de cette manière ? Beaucoup de questions auxquelles Atari s'empresse de répondre avec tact et finesse. Tout simplement pour les rendre en accord avec la mouvance d'une folle époque pour retirer le sérieux du Trivial Pursuit, et le changer en une occupation déjantée. Ce qui ne résout d'ailleurs pas le problème de l'intérêt.

Trivial Pursuit Dejante

Pour commencer cette plongée dans un monde inquiétant où l'on hésite à poser un pied de peur de subir une vaporisation dont l'esprit humain n'a aucune mesure, il est bon de remarquer que, à la vue de l'écran titre, le studio de développement a apparemment fait main basse sur le terme "déjanté". En effet , ce dernier est suivi d'un valeureux "TM" qui implique une marque déposée. De ce fait, dans votre vie de tous les jours, il ne faudra plus prononcer ce mot sous peine d'être redevable de plusieurs centaines de millions d'euros à Artech Studios. Et oui, la vie n'est pas de tout repos. Désormais il vous incombera d'utiliser "décalé", "fou", "inconcevablement humoristique" en lieu et place de déjan... Je m'abstiendrai de finir ce terme. Nous arrivons alors à un besoin d'explication linguistique de ce mot, qui s'applique assez peu à un jeu comme le Trivial Pursuit, plutôt destiné à une famille paisible et heureuse, jouant tous ensemble au coin d'un feu, regardée amoureusement par un labrador au pelage soyeux. Selon le dictionnaire, la signification la plus juste est cette dernière : et bien aucune car il ne réside pas dans cet ouvrage pourtant relativement complet. Se fiant à son expérience personnelle on retire tout de même que le sens commun s'apparente à quelque chose de complètement bizarre, loufoque, à la limite de la psychiatrie, un truc de "ouf", bref une absence de sérieux proche de la folie. On pénètre par conséquent dans le soft avec une joie non dissimulée, en se disant que l'on va rire aux éclats, se rouler par terre en bavant, voire esquisser un rictus de plaisir devant des systèmes de jeu délirants et "fun". On s'imagine à l'avance l'ambiance régnant dans les locaux de développement au moment de la création.

Trivial Pursuit Dejante
Une vue qui ne sert qu'à brouiller l'aire de jeu. Bravo la caméra !
Des cris retentissants dans tous les coins de la pièce, des discussions animées des feux d'une vision démente : "Allez, on fait les déglingos, on est des fous, on se lâche !". Dans cette euphorie généralisée, il est également possible d'entendre des hurlements : "J'ai envie de faire n'importe quoi, de mettre des cases qui changent de couleur, des effets lumineux partout, et des trucs cool qui servent à rien !" et d'autres râles comportant beaucoup de "c'est génial !", de "ça arrache tout !", et de "ça déchire la teté (tête en verlan)". Et tout ça pour aboutir à quoi ? Je vous le demande. Tout simplement à une adaptation et par la même un soft positivement de mauvaise qualité et totalement sans intérêt. Le premier écueil qui vient à l'esprit lorsque l'on débute une partie est l'absence d'une intelligence artificielle avec laquelle disputer un "camembert", comme on dit dans le jargon. De ce fait, vous vous retrouvez seul face à une machine qui ronronne affectueusement, mais qui ne vous sera pas d'une grande aide dans votre lassitude quasi immédiate. A vous donc, d'utiliser vos capacités sociales pour rameuter une foule d'autres personnes (cinq au maximum) pour vous aider dans votre tâche ingrate, afin de retourner aux sources du Trivial Pursuit, l'amusement en petit comité. Vous pourrez alors choisir les modes Classique, Déjanté (mince), ou encore Flash.

Trivial Pursuit Dejante
Les questions restent quand même assez d'actualité. Par contre l'habillage des menus est vraiment dépouillé
Le premier représente le plateau de jeu habituel sur lequel chaque participant se doit de lancer le dé dans le but de parvenir sur une case thématique et ensuite répondre à une question en rapport. Mais vous connaissez le principe. L'ajout est ici une fonction Buzzer, qui vous permettra, non de répondre via l'interface du jeu, mais à haute voix. Une fois votre réponse assurée, il ne vous reste plus alors qu'à appuyer sur un des boutons de la manette pour répondre. Un peu comme dans Questions pour un Champion, avec notre ami le fan des rats fruitiers. Le second comprend quant à lui des emplacements spéciaux, aboutissant, si vous parvenez à vous placer dessus, à déclencher des évènements désirés intéressants. Vous bénéficierez par exemple de cases 50/50 enlevant deux réponses fausses lors de l'apparition du choix de ces dernières, de cases "Aléatoire", autorisant le jeu à choisir la catégorie de la question qui vous sera imposée, ou encore des cases "Téléportation", vous conduisant au lieu de vos désirs. Fourbe et retournant parfois une situation mal engagée, ce système de bonus/malus ne permet pourtant pas vraiment de s'amuser convenablement. En effet, les rares animations accompagnant ces passations de pouvoir sont dramatiquement lentes, et on ne ressent aucun plaisir à bénéficier d'atouts plus ou moins importants, qui au final ne jouent pas un rôle si grand que ça. Pas assez pénalisés, ou au contraire pas assez mis en avant, les joueurs se laisseront entraîner rapidement dans une monotonie contagieuse. De plus, se balader lourdement sur un plateau statique n'est pas follement ludique. Le dernier propose, en plus du Buzzer, une variation dans la progression. Vous n'avez pas une surface plane devant vous, mais une tour à escalader le plus rapidement possible. Une approche sensiblement originale, mais aussi soporifique que ses acolytes, ne diffusant aucune sensation de jeu. On se demande alors avec légitimité où est le fun dément que l'on nous promettait avec moult arguments à l'entrée. Et n'essayez pas le chantage d'un mode online tout aussi limité, cela ne marchera pas. Si vous invitez des amis en leur assurant une soirée inoubliable de déchaînement total et débridé, ils ne vont pas souvent revenir chez vous. Même pour des Paëlla-Party.

Au final, fier de sa licence et de sa reconnaissance auprès du grand public, Trivial Pursuit nous dispose entre les mains une version déjantée (j'ai mis un "e", donc ça ne compte pas) bien loin de l'être. Plutôt morose, ou morne, le titre édité par Atari se révèle cruellement privé de ressources ludiques, et qui plus est nécessite une connexion internet et un multitap pour vraiment en "profiter". Mon conseil, faites l'achat d'une boîte de jeu sur plateau, vous vous y retrouverez sûrement beaucoup plus.

Les notes
  • Graphismes 3 /20

    On observe avec tristesse une qualité graphique de très faible tenue. Des environnements dépouillés et victimes d'un niveau de détail indigent, doublés d'une utilisation de couleurs criardes au sein d'un plateau connaissant des problèmes de gestion des caméras. Les angles de vue sont en effet disposés très étrangement, ce qui est un comble pour un soft adapté d'un jeu de société !

  • Jouabilité 8 /20

    Certes, la manoeuvrabilité des pions est optimale (encore heureux), mais le gameplay ne parvient pas du tout à convaincre et s'enlise dans une exposition de morosité notable. Les modes de jeux ne s'avèrent pas du tout intéressants, car limités dans leur mise en place et leurs possibilités, et les ajouts "déjantés" ne relancent pas du tout la qualité ludique de l'ensemble. On s'amuse par contre vraiment avec une boîte de jeu classique.

  • Durée de vie 2 /20

    Les parties ne durent vraiment pas longtemps, et aucun challenge ne vous conduira à tenter de progresser dans le soft. Parvenir à en enchaîner plusieurs est un tour de force, qui fera de vous un homme capable de rentrer dans la légende.

  • Bande son 6 /20

    Les compositions musicales s'avèrent redondantes et très peu présentes, mettant en exergue des voix peu convaincantes, et surtout complètement cliché. Vous subirez des "bien joué !" et des "ouais, un 6 !" à longueur de temps.

  • Scénario /

    -

Réalisé de manière lacunaire, et terriblement ennuyeuse (ce n'est pas subjectif), le titre d'Atari est une adaptation clairement ratée d'un classique des jeux de plateaux conviviaux et au potentiel culturel non négligeable. Ce soft ne contentera pas les joueurs, loin de là, et se contentera de donner envie d'acheter une boîte de jeu "normale". Une dernière question : Quelle est la masse atomique du Soleil ?

Profil de Killy
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Journaliste jeuxvideo.com
09 décembre 2004 à 18:00:00
4/20
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Mis à jour le 09/12/2004
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