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Test Vampire : The Masquerade : Bloodlines sur PC du 19/11/2004

Test : Vampire : The Masquerade : Bloodlines
PC

Cette année n'aura pas été très remarquable pour les rôlistes PC avec une bien maigre récolte. Nombreux sont donc ceux qui plaçaient leurs espoirs dans le bébé de Troïka, Vampire : Bloodlines, jeu plein de promesses alléchantes qui ne pouvaient laisser insensible. Place aujourd'hui à l'épreuve du feu pour cette horde d'enfants de la nuit, condamnés à ne plus jamais bronzer.

Avant toute chose, si on posait le décor ? Inspiré du célèbre jeu de rôle sur papier de White Wolf, The Masquerade : Bloodlines ne se déroule pas comme la plupart des RPG dans un univers héroïc fantasy ou futuriste mais de nos jours, dans ce que les développeurs voient comme le Far West moderne, la ville de Los Angeles. Dans l'univers développé à partir de White Wolf, les vampires sont loin d'être un mythe, de même que les autres créatures de la nuit d'ailleurs. Les suceurs de sang de tout poil appartenant à différents clans, vivent parmi nous depuis des siècles, sous la coupe de leur propre système de gouvernement, la Camarilla, garante du maintien de la Mascarade. Qu'est-ce que la Mascarade me direz-vous ? Un système de loi qui vise à masquer l'existence des Vampires en leur interdisant toute manifestation surnaturelle extravagante. On ne se nourrit pas en public, on n'utilise pas ses pouvoirs vampiriques devant n'importe qui, on se conforme aux lois humaines et on évite de tuer. Je vous passe les détails et les ramifications, mais en substance, on peut dire que la background de Bloodlines est d'une grande richesse avec ses factions dissidentes (les anarch') et sa secte du Sabbat.

Au moins, les Vampires savent partir en beauté.

Dans le jeu, la Mascarade se traduit par un système de sanction, vous avez droit à 5 infractions avant de vous faire salement réprimander par vos pairs. Mais avant d'en arriver là, encore faut-il avoir créé son personnage. En premier lieu, pour cela, on choisira sa race en fonction du type de jeu que l'on souhaite pratiquer. Chaque race a ses spécialités, pro de la magie, de la force brute, adepte de la finesse ou de la furtivité. A chacun de voir. Seconde étape, la distribution des points d'expérience sur un tableau comprenant vos diverses aptitudes, attributs, capacités et disciplines. On peut s'y perdre un brin au début, mais on comprend vite comment l'ensemble s'articule afin de créer un personnage avec une grande liberté. De plus, la progression ne se fait pas par niveaux d'XP ou par "level up" mais par l'attribution de points dans la skill souhaitée. Le fonctionnement est assez proche de Deus Ex premier du nom (ou de Fallout), en plus complexe. Ainsi, on peut faire évoluer son vampire de la façon dont on le souhaite, en le spécialisant ou en composant un être polyvalent. Mais il va de soit que le choix de départ aura une incidence sur le coût de certaines aptitudes. Transformer une grosse brute de Brujah en as de l'infiltration sera ardu, alors que pour le Nosferatu, naturellement discret, on deviendra rapidement un petit Sam Fisher.

Il est possible d'effectuer des silent kills. Mais là j'ai peur de me tacher.

C'est peut-être une évidence, mais de ces choix dépendra votre style de jeu. Par exemple, pour obtenir un renseignement, vous pourrez, si vous en êtes capable, pirater un ordinateur, ou bien user de sens affinés pour repérer un objet d'intérêt tel qu'une note griffonée. Autre solution, le dialogue. Un vampire à la Lestat saura user de son charme pour séduire et délier les langues. L'intimidation peut elle aussi se montrer efficace. Bref, beaucoup de variables et d'options qui offrent une rejouabibilité assez conséquente au titre. Surtout qu'il vous est possible d'influencer ostensiblement l'histoire et de débloquer 4 fins.

Un autre aspect de votre personnalité vampirique n'est pas à négliger, il s'agit, paradoxalement, de votre humanité. Lorsque vous tuez un innocent en vous nourrissant parce que vous n'avez pas su stopper votre repas avant qu'il ne rende l'âme, ou si vous volez l'argent d'une oeuvre de charité, vous perdez un point d'humanité et vous vous rapprochez de la bête qui est en vous, on appelle ça la frénésie. Un état de folie bestiale dans lequel vous perdez le contrôle, ce qui vous amènera à commettre de grosses bourdes, et surtout à enfreindre les lois de la Mascarade.

Moche comme un poux, le Nosferatu est habitué à se cacher du monde.

Avec tout ça, voilà de quoi se lancer dans une multitude de quêtes pour le compte du Prince, le tenant du pouvoir de la Camarilla. C'est peut-être là qu'on trouve les premières petites anicroches et inégalités du jeu. La qualité des quêtes va de l'excellence au laborieux. L'une des premières missions du jeu vous conduira à visiter un manoir hanté pour y découvrir la sombre histoire des esprits qui l'habitent. Bien mise en scène, cette quête est un exemple simple des très bonnes choses que peut réserver le jeu. En marge, on trouve malheureusement d'autres choses moins reluisantes qui reposent sur le concept du simulateur d'esclave qu'on envoie chercher tel ou tel objet ou autre. Peu originales et assez besogneuses, ces phases plombent quelque peu l'expérience. Dommage, mais on ne perdra pas de vue pour autant les autres quêtes plus stimulantes. Parmi ces dernières, celles misant sur l'infiltration sont de loin les meilleures.

Si le jeu propose de choisir sa façon d'aborder les multiples situations comme je le disais plus haut, manière forte ou subtile, l'infiltration est pourtant celle qui semble souvent la plus appropriée, à coup de crochetage de serrure et de silent kills. Ceci dit, les combats sont souvent inévitables. Et c'est là que l'on touche un autre défaut du soft de Troika : le système de combat qui s'avère assez pauvre et étrangement conçu.

Mieux vaut isoler nos proies avant de passer à table.

Il y a 3 façons de vous battre. La plus basique, c'est le corps à corps, avec ou sans arme. Le constat est vite établi, c'est fouillis et plutôt limité, pas d'attaque spéciale et seulement quelques variations en fonction de la direction appliquée à la frappe. On a un peu de mal à porter les coups correctement, mais aussi à les éviter et il est regrettable de ne pas voir un vrai système de combat qui nous donne le sentiment de maîtriser un peu ce qui se passe. Seconde solution, les armes à feu. Là encore, on est déconcerté par cette approche à mi-chemin entre celle d'un FPS et d'un RPG. Visez juste ne suffit pas, si vos aptitudes liées aux armes ne sont pas assez élevées, les balles feront moins de dégâts qu'un coup de pied. Et tirer en pleine tête pour simplement voir l'ennemi perdre quelques points de vie, voilà quelque chose de déroutant. La précision n'est pas au rendez-vous non plus. On rencontre pas mal de problèmes pour se battre, d'une façon ou d'une autre et affronter de nombreux adversaires devient vite un calvaire. L'IA ne facilitera pas les choses. En général, les ennemis, qu'ils soient humains au service du Sabbat ou vampires, ne savent que vous foncer dessus comme des brutes ou tirer de loin. Comportement assez peu satisfaisant. Autre ennui, le caractère imprévisible lorsqu'on tente de s'infiltrer. Si parfois on s'étonne de ne pas s'être fait remarquer, on aura aussi, a contrario, le loisir d'essayer de comprendre pourquoi on s'est fait gauler alors que la jauge de discrétion n'a pas bronché.

Enfin, n'oublions pas la magie. Selon votre race, vous aurez à disposition plusieurs types de sorts. Certains permettent d'atteindre un état de rage meurtrière, d'autres de faire bouillir le sang des victimes (glups) ou simplement de distraire l'attention. On trouvera aussi les sorts qui augmenteront provisoirement vos aptitudes, utiles en d'autres situations que les affrontements. Si une serrure vous résiste, une incantation pourra vous rendre plus dextre le temps de la forcer. A condition que vous soyez gavé du mets vampirique par excellence, le sang.

Le sang sera, qui en doutait, essentiel pour votre survie. En buvant, vous rétablissez votre santé mais de votre satiété dépend également votre capacité à user de la magie. On ne négligera donc pas un seul encas qu'on pourra d'ailleurs prendre aussi bien à la meilleure des sources, un joli cou, qu'en achetant des poches de sang au marché noir. Voire en tuant des rats.

Pour terminer avec les choses énervantes, je dirai un mot des chargements très nombreux, qui ne sont pas sans rappeler ce qu'on a vu dans Deus Ex : Invisible Wars. Les zones de jeux sont étriquées et on se tape des loadings très fréquents, il n'est pas rare d'en aligner 3 ou 4 en à peine 2 minutes. Rageant est le mot que vous cherchez.

In fine, on pioche des hauts et des bas dans ce Vampire : The Masquerade : Bloodlines. Entre une gestion du personnage profonde qui influence grandement le gameplay, des choix d'action ou de dialogues qui eux aussi ont des conséquences et un univers riche, viennent se glisser tout un tas de petites lourdeurs et autres bugs (crash et retour au bureau entre autre) qui font tache.

Les notes
  • Graphique 15 /20

    Troika utilise le Source Engine avec moins de brio que Valve. Le jeu est joli mais les modèles maquent de détails. Le moteur physique se limite au minimum et les interactions avec l'environnement sont peu nombreuses. A noter que le jeu se montre plutôt gourmand sur une configuration pourtant plus que potable.

  • Jouabilté 15 /20

    Autant de bonnes choses que d'autres pénibles. L'aspect strictement RPG est une réussite et bien que linéaire le jeu offre une véritable variété d'approches. En contrepartie, les combats sont décevants, mal pensés et peu intéressants. Certaines quêtes laborieuses alourdissent un peu le jeu.

  • Duree 16 /20

    En moyenne, comptez dans les 25 heures pour terminer le jeu une première fois mais on pourra très bien y revenir pour le redécouvrir d'une autre façon.

  • Son 16 /20

    La bande-son est un petite merveille. Les voix (en VO uniquement) sont doublées avec un réel talent d'interprétation et les musiques se montrent parfaitement adaptées à l'ambiance du jeu. Seuls les effets dérogent en se contentant d'être simplement bons.

  • Scénario 16 /20

    Fort d'un univers riche et intriguant, Bloodlines sait en tirer un scénario prenant et bien ficelé.

Vampire : The Masquerade : Bloodlines n'est peut-être pas le RPG qu'on attendait, mais il est indubitable qu'il a pour lui de très grandes qualités. Son système de gestion du personnage complexe autorise une réelle liberté d'action et de choix, engendrant une expérience de jeu différente. De plus, on est facilement emporté dans l'intriguant monde des ténèbres et ses circonvolutions sociales, historiques et mystérieuses. On ne peut alors que déplorer la mauvaise gestion des combats, les approximations de maniabilité et autres défauts énoncés dans le test. Un excellent RPG toutefois, qui vaut lé détour.

Profil de Dinowan
L'avis de Dinowan
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
19 novembre 2004 à 18:00:00
16/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (88)
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17/ 20
Mis à jour le 19/11/2004 Voir l'historique
PC RPG Activision Troika Games
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