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Tony Hawk's Underground 2
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Test : Tony Hawk's Underground 2
PC
Tony Hawk's Underground 2
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
27 octobre 2004 à 18:00:00
15/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (21)
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16.9/20
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Je pourrais me contenter de faire un copié-collé de mon accroche de la version GBA des aventures de Tony au pays des skateboards, mais ce serait comme manger un petit déjeuner aux sardines, pas très appétissant. Que vous dire chers amis lecteurs. Que vous retrouvez le légendaire Tony Hawk ? Mais ça vous le savez déjà. Qu'il est possible d'effectuer des figures ? C'est une certitude. De ce fait, je me dois de vous parler de ce qu'il n'y a pas. Donc, vous ne rencontrerez pas des monstres baveux, vous ne pourrez pas saisir d'armes à feu, vous n'aurez pas non plus le droit de conduire une Viper, ni même de rencontre l'illustre Cloud, entre autres interdictions. Mais de toute façon vous n'auriez pas le temps.

Tony Hawk's Underground 2

En effet, s'il est bien un adjectif que l'on pourrait raccrocher à ce Tony Hawk's Underground 2, c'est bien imposant. Tranchant nettement avec la série parallèle des Pro Skater, comme vous le savez sans doute, la saga qui nous intéresse aujourd'hui privilégie la liberté d'action et une ambiance délirante, à des lieux du côté arcade pourtant plus que présent chez sa cousine. En quelques lignes, vous êtes désormais propulsé dans une histoire mettant en scène divers clans se disputant la palme de la folie à travers de nombreuses villes connues, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis, ou ailleurs. Propulsé dans les rues, vous ne disposerez plus comme précédemment de conditions à remplir pour dépasser un niveau dispensées linéairement, mais d'une apparition au compte-goutte, distillée par vos rencontres. Effectivement, à la manière d'un GTA, vous êtes libre de déambuler au sein d'un quartier et d'interagir avec les personnes que vous croisez dans le but de récolter des missions diverses et variées. Récolter le plus de points possibles en un temps donné, démontrer sa science des tricks les plus osés, renverser certains types de passants, rapatrier des blessés, les tâches que vous aurez à accomplir restent suffisamment originales et consciemment idiotes pour captiver le joueur durant de longues heures. Surtout que l'esprit de compétition entre immédiatement en ligne de compte. Un principe de jeu, qui s'il ne change pas vraiment de THUG premier du nom, demeure très intéressant à aborder, reléguant dans l'oubli les précédentes versions de notre bon vieux Tony. D'autant que les challenges s'amoncellent au gré des découvertes d'intervenants secrets et autres compagnons d'infortunes, amenant dans chaque stage un nombre de défis réellement notable, qui participe à une durée de vie relativement élevée, sans la combler trop artificiellement.

Tony Hawk's Underground 2
Après le vol de voitures, voici le vol de malades. C'est original au moins !
Malgré tout, il convient de noter un dernier bémol concernant la superficie des zones de jeu. Vraiment trop peu étendues, ces dernières nuisent sincèrement à l'impression de liberté qui veut être délivrée par le soft. On a vraiment le sentiment de se retrouver dans des skate-parks déguisés en ville pour l'occasion, au sein desquels toute sortie se voit pénalisée. Impossible de dépasser les bords d'une rue de trois centimètres, sans se voir relégué au milieu de l'aire de jeu sans autre forme de procès. Pourquoi ne pas avoir fait comme dans Vice City en créant de toute pièces une cité entière, en imposant des limites au niveau de la mer ? Un tel principe éviterait avec aisance l'espèce d'en fermement ressenti dans THUG 2. De même, il est parfois dommageable de ne pas disposer d'indicateurs favorisant l'orientation. Car trouver un objet ou un lieu en plein milieu de zones certes peu importantes, mais très denses, se révèle problématique. Un écueil qui nuit un tant soit peu au plaisir pris, sans occulter évidemment la plus grande trouvaille des deux Tony Hawk's Underground, à savoir la marche à pieds. Cela n'a pas l'air révolutionnaire comme ça, mais cette idée salvatrice vous permet d'accéder à d'innombrables endroits inconnus des planches à roulettes, et surtout à ne plus lutter dans l'ascension d'escaliers comptant pourtant moins de cinq marches. En outre, couplée à une figure acrobatique, cette "foulée" permet de créer une liaison. En résumé, si vous parvenez à réussir un manual, et que vous désirez l'enchaîner directement avec un grind sur une barre à 10 mètres de vous, vous disposerez de cinq secondes pour l'atteindre en conservant vos points. Impressionnant.

Tony Hawk's Underground 2
Vous pouvez incarner les plus grandes stars du milieu (du skate, je précise), afin de vous aider dans votre quête
A ce propos, le gameplay est toujours aussi grisant de vitesse et d'accessibilité saupoudrée de spectaculaire. Que ce soit dans le mode classique (évoquant les regrettés THPS), en skate libre, ou encore en mode deux joueurs, vous prendrez un plaisir non feint à contrôler soit l'un des skaters vedettes à choisir parmi Bob Burnquist, Chad Musha et leurs amis surdoués, soit un avatar créé de toutes pièces à l'aide de votre esprit malade. Vous autorisant les plus fameuses contorsions et distorsions, le logiciel de mise en forme vous permettra la création des plus insensées des malformations, et des visages les plus hideux de la scène "extrême" du skate. Une fois ce monstre en votre possession, il vous suffira de le grimer à votre goût pour en faire votre représentant "désigné volontaire" au sein même du soft. Rien ne vous empêche d'ailleurs d'utiliser une de vos photos d'identité pour plus d'immersion. Vous exulterez par conséquent devant les pirouettes, salto et triple loops de votre protégé. Bénéficiant de toute la science de Neversoft dans le domaine de la jouabilité, vous allez découvrir la joie et le plaisir d'un équilibre parfait entre dextérité et accessibilité. Reposant en effet sur une prise en main intuitive et convenant aux débutants, qui pourront se faire la main dès les premières heures de jeu sans réels obstacles, la maniabilité évoluera ensuite vers des hauteurs compétitives convenant à ceux qui cherchent avant tout l'esthétisme dans l'engrangement de points. Tout le monde y trouvera donc son compte, après avoir traversé une sorte de tutorial présent en mode histoire, qui vous enseigne de manière claire et précise (pas comme sur la version GBA), les diférentes figures qu'il vous est possible d'appréhender ainsi que les subtilités du gameplay. Une douce entrée en matière qui débouche sur des longs moments ludiques et surprenants.

Tony Hawk's Underground 2
Ces gentils allemands me demandent où j'ai trouvé mes gants "pretty cool". Je ne divulgue mes secrets qu'après un premier versement
Malheureusement, tout héros possède son point faible. Le talon pour Achille le grand Grec, et les graphismes pour Tony le puissant rider. J'en vois déjà qui se lèvent, prêt à me jeter une chaise au visage et à construire un bûcher en mon honneur, mais je les rassure tout de suite. Nous n'avons pas à faire face à une horreur, loin de là. Les environnements sont pour la plupart très bien détaillés, et arborent des textures crédibles, rendant hommage aux matériaux qu'elles dépeignent. De même, l'animation apparaît plus que convaincante, surtout lors des chutes, durant lesquelles les corps heurtant le sol ou des rampes diverses, se comportant de façon réaliste, tout en conservant un petit côté "surjoué" se raccordant à l'ambiance. On observe en outre aucun problèmes de ralentissements ou de clipping massif. D'où viennent les lacunes alors? Me direz-vous. Et bien tout simplement de l'atmosphère générale dramatiquement terne, et de la modélisation des personnages. Ces derniers apparaissent grossièrement mis en forme, offrant des polygones saillants et des jointures évidentes, même avec les options graphiques poussées au maximum sur un P4 2,4 Ghz avec une bonne carte graphique. On sent bien qu'il ne s'agit que d'un simple portage sans travail de fond sur l'apparence générale du titre. Il est bien dommage de ne pas mettre à profit la puissance des PC, et de fait nous proposer une réalisation à peine digne d'une PS2 en forme.

Néanmoins, au final, THUG 2 reste ce qu'il a toujours été, un très bon exutoire bourré d'idées et détenteur d'un gameplay fantastique doublé d'un bon jeu tout simplement. En revanche, il serait intéressant désormais qu'Activision tente de peaufiner un peu plus ses conversions. Grindez sur ces barres métalliques empreintes de plaisir ludique.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    Si la réalisation demeurait très correcte sur PS2, il en est autrement sur nos bons vieux amis les PC, disposant tout de même de la puissance nécessaire à l'affichage de graphismes de grande qualité. Non que le résultat soit catastrophique, mais l'on aurait espéré beaucoup mieux de Neversoft sur ce point précis. Les skaters sont modélisés de matière étrange, et le côté terne général indique clairement la technique légendaire du portage violent. Mais ne vous laissez pas déstabiliser, et profitez de l'animation et des basculement fous de caméra lors des tricks.

  • Jouabilité 17 /20

    Véritablement le point fort du soft, le gamepaly, même s'il n'a pas vraiment évolué depuis THUG premier du nom, demeure toujours aussi passionnant et facile d'accès sans être simpliste. Un tour de force des développeurs qui sont parvenus à implémenter toujours plus de possibilités dans une base commune au tout premier Tony Hawk's Pro Skater. Un réel concentré de "fun" et admirablement bien dosé. Chapeau bas.

  • Durée de vie 17 /20

    Vous ne risquez pas de vous ennuyer, ce qui peut apparaître comme un doux euphémisme. Entre les nombreux modes de jeu, allant de l'histoire, au mode classique, en passant par le free skate, et les centaines d'objectifs qu'ils contiennent à eux tous, vous passerez de nombreuses heures à arpenter les rues des plus grandes villes du monde. Et si cela ne vous suffisait pas, un mode deux joueurs fait son entrée, accompagné d'une possibilité online riche et très visitée.

  • Bande son 17 /20

    Autant vous le dire tout de suite, j'ai rarement vu un soft inclure des groupes aussi cultes que les Doors ou encore Metallica dans leur bande-son. Entre "Break On Through", "Whiplash", ou encore "Rock and Roll High School" des Ramones, vous aurez de quoi louer plusieurs fois Neversoft. Un exemple à suivre. Les effets sonores quant à eux demeurent très convaincants, même si quelques uns sonnent un petit peu trop surfaits.

  • Scénario /

    -

Petit prodige du produit vidéoludique sportif, et accessoirement sportif lui-même, notre compère Tony Hawk parvient encore une fois à s'imposer dans le domaine des sofs extrêmes, en proposant un mélange intelligent entre plaisir et technique, envie et passion. Et même si certaines choses sont à retravailler clairement, le tout forme un titre de haute tenue qui trouvera sa place facilement dans votre ludothèque (et hop une phrase bateau pour terminer).

Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
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27 octobre 2004 à 18:00:00
15/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (21)
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16.9/20
Mis à jour le 27/10/2004
PC Action Sport Activision Neversoft
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