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Tony Hawk's Underground 2
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Test : Tony Hawk's Underground 2
GBA
Tony Hawk's Underground 2
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
22 octobre 2004 à 18:00:00
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (7)
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17.9/20
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Pour ceux, bercés de clichés, qui pensent encore que ce bon vieux Tony est le directeur d'une pizzeria glauque dans une rue mal famée de New-York, je me dois de faire de légères présentations. Le jeune homme sujet de cette introduction mirifique n'est autre que le légendaire Tony Hawk, champion incontesté de skate "extrême" et également du nombre de côtes fêlées en une seule demi-heure. Heureux propriétaire d'une licence vidéoludique qui porte son nom, ce dernier accumule les succès marketing sans sourciller. Mais il est temps de montrer au monde qu'il est un vrai rebelle. Un mec "underground", un dur, un vrai, un tatoué.

Tony Hawk's Underground 2

Série parallèle à celle des Pro Skater qui tombait petit à petit en désuétude du fait d'une absence de renouvellement incontestable, Tony Hawk's Underground tente de redonner un second souffle au genre "skate board extrême" (dire extwime). Ce second épisode reprend donc dans les grandes lignes les fonctionnalités plus qu'intéressantes de son prédécesseur qui rapproche désormais le petit Tony plus d'un GTA édulcoré que d'un titre arcade axé sur la planche à roulette. En effet, la liberté est le maître mot de cet opus GBA, et tranche radicalement avec les produits concurrents mettant en scène des sportifs à la mode dans des situations "fun". Le plus grand changement réside dans le fait que votre avatar n'est plus lié âme et surtout corps à son instrument d'acrobate. Il vous est possible maintenant de vous saisir de votre outil sous le bras et de parcourir les rues de villes et pays célèbres d'un pas enjoué. Les obstacles tels que les escaliers, les pentes trop abruptes, ou encore les pas de porte qui vous gênaient dans vos prises d'élan jadis, ne sont plus une fatalité. Les moindres recoins des divers environnements que vous traverserez demeurent réellement disponibles, et vous ne ragerez plus lorsqu'un simple trottoir un peu trop élevé vous empêche de réaliser le trick dont vous rêvez.

Tony Hawk's Underground 2
L'art de réaliser des transferts vous permettra d'engranger des points relativement rapidement
D'autre part, cette capacité de déplacement spécifique vous donnera accès à un nouveau type de figure, nommée le "run-out" qui sert en gros à lier deux pirouettes sans temps mort. En fait, une fois la première cabriole exécutée, il est impératif d'atterrir sur un mouvement nommé "manual" puis de l'enchaîner avec un "run-out", ce qui aura pour effet de vous faire descendre de votre planche. A partir de ce moment, vous disposez de cinq secondes pour remonter sur votre engin, afin de terminer votre trick en un autre point sans perdre les points auparavant acquis. Un principe qui dynamise incontestablement le système de jeu, et qui ouvre des nouvelles perspectives dignes d'intérêt. De la même manière, on note la présence de nombreuses acrobaties dépendant de l'environnement, qui bien que déjà vues auparavant, permettent une interaction véritable et agréable avec les objets et véhicules peuplant les différents décors. Se faire tirer par une voiture, peindre des tags (action inédite), ou encore renverser des pauvres piétons innocents sera votre lot quotidien. Cette prise de contact avec vos alentours amène une plus grande implication et un semblant de libre arbitre.

Tony Hawk's Underground 2
Vous avez la capacité de discuter avec les passants, à base de "ça claque", de "ça déchire", et de "ouaich bien"
Néanmoins, le revers de ces aspects glorieux demeure la GBA en elle-même. Effectivement, bien que relativement puissante, la petite portable de Nintendo ne permet pas l'affichage d'une 3D de niveau suffisant à des rotations émanant d'un point précis. Du coup, on ne voit pas vraiment ce que l'on fait quand on passe derrière une structure, même si un effet de transparence se trouve utilisé dans ces cas présents. Il ne dévoile pas le relief suffisamment pour donner l'occasion de bien gérer son saut, ou, plus grave, sa réception. On retrouvait d'ailleurs un défaut identique dans Final Fantasy Tactics Advance, qui nuisait véritablement à certaines tactiques. De même, à cause d'une 3D isométrique de mauvais aloi, il n'est pas rare que l'on manque une rampe ou une borne d'incendie à cause d'une mauvaise gestion visuelle des distances. Le jeu est tout de même assez permissif de ce côté-là, mais cet écueil vous énervera passablement à certains moments. De façon analogue, si l'on bondit trop haut, il n'est pas rare de ne plus apercevoir l'endroit salvateur où atterrir en tout quiétude. Des lacunes n'allant pas jusqu'à être handicapantes, mais tout de même gênantes dans leur répétition.

Tony Hawk's Underground 2
Cette espèce de flou est l'illustration du "focus". Un vrai bullet-time !
Autre thème dérangeant, les indications concernant les missions à accomplir. En effet, il n'est plus question désormais de rester inactif lors de vos folles échappées en mode histoire. Réduisant à néant la linéarité de la série "Pro Skater", Tony Hawk's Underground 2 propose au joueur de chercher les tâches à accomplir auprès de différentes personnes disposées dans les rues. Entamer un discours avec l'une d'elle signifie immédiatement participer à un challenge "scénarisé", dont le but à atteindre varie. Effectuer un type donné de figures, renverser des personnes, engranger un certain nombre de points, vous serez très demandé à Barcelone, Berlin, ou encore Boston. Un point de vue idyllique, si seulement les descriptions des actions à effectuer n'étaient pas aussi avares en renseignements. On se retrouve parfois à ne pas savoir quoi faire, ou comment le faire. L'espèce de tutorial au début ne sera pas de tout repos pour les personnes ne connaissant pas du tout le principe. Mais pas d'inquiétude, car pour les plus passionnés d'entre vous existent d'autres modes ne nécessitant pas d'apprentissage particulier. Il vous incombera par contre de débloquer les pistes et skaters nécessaires en mode story. Et oui, nous n'y échapperez pas.

Tony Hawk's Underground 2
Le run-out dans toute sa splendeur et dans l'aspect repoussant du personnage
Le menu se compose donc d'un mode arcade, comportant des objectifs à remplir dans un temps défini, d'un mode free skate qui s'apparente à une "course" libre, et enfin d'un mode multijoueur permettant à deux joueurs de s'affronter dans quatre principes différents et assez sympathiques. Une somme assez conséquente de choses à faire, qui vous tiendront en haleine un long moment. Et si les célèbres stars présentes, allant du grand Tony à Bob Burnquist en passant par Chad Musha, ne vous suffisent pas, un éditeur de sportifs assez complet vous permettra de laisser parler votre créativité. De même pour les planches à roulettes, que vous pourrez peindre à votre goût. Un fond de qualité par conséquent, qui ne masque tout de même pas vraiment l'absence d'originalités conséquentes par rapport au volume précédent. Néanmoins on peut fièrement louer la réalisation graphique qui a évolué dans le bon sens, du moins concernant les environnements.

Tony Hawk's Underground 2
La customisation de vos planches est vraiment une idée intéressante
Effectivement, si les décors s'avèrent finement détaillés et relativement bien représentés, donnant à voir nombre de variations de couleurs et de "textures", on ne peut pas en dire autant des divers protagonistes qui font les frais d'une sorte de modélisation baveuse, pixélisée à outrance et aux contours mal définis. Pour vous donner une idée, on a parfois le sentiment de jouer avec l'"homme-boue" de la série animée Batman. Cela est réellement dommage, car mis à part cette carence, l'animation, tout comme les effets spéciaux demeurent de très bonne facture. Notamment un des ces derniers appelé "focus" donnant le pouvoir de ralentir le temps au creux d'un flou désiré, afin de réaliser des tricks très longs et surprenants. Car il est indubitable que la jouabilité demeure toujours aussi électrisante et intuitive, donnant accès dès le départ à des rotations, flips, et grabs fascinants. Une marque de fabrique on ne peut plus représentative, qui doit sûrement faire rêver bien d'autres productions. Au final donc, THUG 2 se place comme un jeu sincèrement attirant, mais qui, à cause de certains déséquilibres ne pourra pas se placer sur les places réservées d'un podium désiré. Un bon jeu, qui aurait mérité de paraître sur une portable adaptée à la 3D. Espérons une révolution sur DS ou PSP.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Les décors sont relativement jolis et fournis en détails divers, mais contrastent trop avec des individus aux formes peu discernables, et aux pixels omniprésents. L'espèce de représentation en une simili-3D mixée avec des relents de mode 7 ne convient pas du tout aux pauvres skaters, et il faudra un peu de temps pour s'y habituer. L'animation est quasi parfaite, même si certains ralentissements se font sentir à des moments de surcharge graphique.

  • Jouabilité 15 /20

    Du Tony Hawk pure souche. Quatre boutons pour un flot de bonheur. Les tricks sortent naturellement, les combinaisons sont des plus simples à effectuer, et l'on a rapidement fait de s'admirer, défiant la gravité. Par contre si les personnages sur leur skate se manient lestement, il en est tout autrement lorsqu'ils se trouvent à pieds. Un écueil dommageable qui empêche la note de s'envoler plus haut.

  • Durée de vie 15 /20

    Disposant d'un mode carrière (story) assez imposant et de trous autres choix tout aussi intéressants, bien que moins complets, THUG 2 va vous forcer à passer vos vacances au creux de votre canapé. Si l'on joint en sus un mode multijoueur convaincant, disposant de quatre alternatives, on entrevoit aisément les grandes aspirations du soft d'Activision.

  • Bande son 14 /20

    La bande sonore est vraiment correcte, avec des morceaux plutôt axés rock et pour la plupart connus de vos oreilles de mélomanes. En effet, vous aurez l'insigne honneur de rider au chant des Doors, de Metallica ou encore de The Ramones. Du beau monde pour des compositions légendaires. Les effets sonores quant à eux restent un peu en dessous de ce que l'on attendaient, seulement axés sur la planche à roulettes.

  • Scénario /

    -

Grand amateur de la série des "Pro Skater", et récemment de l'épisode "Underground" sur PS2, je dois avouer avoir été surpris par cet opus GBA. Affichant un nombre conséquent de bonnes idées et une réalisation graphique agréable (du moins concernant le décor), THUG 2 possède néanmoins une somme de défauts non négligeables qui nuisent un tant soit peu à son aura. Jouable et réellement "fun", il séduira les personnes ne possédant pas le premier, mais rebutera certainement les joueurs soucieux du fond et de la forme d'un titre. Dommage.

Profil de Killy
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22 octobre 2004 à 18:00:00
14/20
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Mis à jour le 22/10/2004
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