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Kelly Slater's Pro Surfer
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Test : Kelly Slater's Pro Surfer
PC
Kelly Slater's Pro Surfer
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
12 octobre 2004 à 18:00:00
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (6)
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17/20
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Dans la longue liste des personnes qui ne sont pas forcément les amis des joueurs, je voudrais les développeurs d'Aspyr. Comment ça vous ne connaissez pas cette société. Mais si, souvenez-vous. L'adaptation bâclée de Spy Hunter sur PC, c'est elle, la négation des acquis des joueurs ayant innocemment acheté le jeu, c'est elle. On appréhende donc ce Kelly Slater's Pro Surfer avec la méfiance qui découle du son funeste de ce nom : Aspyr. Car ce sont eux, oui eux qui ont osé s'en prendre à ce bon vieux Kelly. Mais le jeune homme s'avère musclé et retient sans mal les assauts flasques de ses opposants. Mais combien de temps ?

Kelly Slater's Pro Surfer

Il y a certains retards que l'on peut expliquer et d'autres non. Dans quelques cas en particulier, il faut même faire appel à des divisions spécialisées du FBI pour mener l'enquête. Classé dossier secret par Mulder et Scully qui pourtant remettent à jour de sombres complots aux accents extraterrestres, le cas Pro Surfer demeure une énigme. Aurait-il oublié sa planche avant de venir sur PC ? Se serait-il fait couper en deux par une scie sauteuse ? Aurait-il oublié que sans eau ce n'est pas la peine d'essayer de surfer dans une piscine ? Toujours est-il que le grand ténébreux ne pointe le bout de son short fleuri que deux ans après sa sortie consoles, dans une version réellement peu retravaillée. En effet, seule la réalisation graphique s'est vu améliorée quelque peu, tirant parti des compétences de la machine sur laquelle est faite son oeuvre. Préférez alors un ordinateur puissant pour bien profiter des effets relatifs à l'élément liquide, car sans cela, vous n'aurez aucune raison de vous essayer à ce titre, sauf si vous ne le possédiez pas sur PS2, Gamecube, ou Xbox. Mais là n'est pas le corps du jeu. Il faut juste noter qu'encore une fois le joueur se trouve lésé et considéré comme une vache à lait. L'agriculture est en forme en ce moment.

Kelly Slater's Pro Surfer
Un décollage dynamique dans une gerbe d'écume. Encore un peu et l'on se croirait sur une base spatiale
Mais outre ces considérations déontologiques, Kelly Slater n'en reste pas moins un jeu, et par conséquent un divertissement. Et on peut aisément dire qu'il remplit étonnamment bien son rôle. Développé par les studios responsables de la très bonne série des Tony Hawk's Pro Skater, et on l'espère d'un futur Jean Michel's Pro Curling, KSPS reprend les principales caractéristiques de son grand frère, en les adaptant au monde bleuté de l'océan. Le gameplay dispose de ce fait d'un professionnalisme évident et privilégie l'accessibilité, l'évolution et l'amusement. Lancé à toute allure sur une planche de surf fraîchement nettoyée, il vous faudra tout au long du soft répondre à des invitations d'associations du monde entier, partageant votre même goût du risque et du "fun". Ainsi débute la carrière d'un surfeur que vous aurez choisi au sein d'un mode histoire anecdotique, mais permettant de remporter moult planches, personnages et lieux de passions communes, si vous vous montrez suffisamment entreprenant avec les dames d'écume. De manière analogue à ce que l'on peut trouver chez Tony, chaque localité comprend un nombre de défis défini à réaliser en un temps limité, mais autant de fois que le besoin s'en fait ressentir.

Kelly Slater's Pro Surfer
"Hé les gars, c'est bon ? Je peux arrêter maintenant ? Il va faire nuit là..."
Vous aurez par exemple 25000 points à faire, associés à la collecte d'icônes par le biais de figures réalisées, en passant par certaines actions distrayantes, comme renverser des gens sur leur bouée. On retrouve par conséquent exactement la même construction que dans THPS, à ceci près que la limitation aquatique vous imposera d'assimiler les commandes plus rapidement et parfaitement. Si vous désirez émerger (jeu de mot à la facilité honteuse) il vous incombera de batailler ferme avec les nombreuses combinaisons de touches disponibles, aboutissant chacune d'elles à un mouvement au nom très théorique (Mute Grab, Layback Drag, et autres Revert Cutback). Si vous serez à la limite de jeter votre manette durant la première heure, vous découvrirez avec un peu d'entraînement la richesse incontestable que le système d'enchaînements propose. Si l'on peut regretter les limitations plus que drastiques des aires de jeu (pourquoi ne pas avoir la possibilité de nager un peu à droite ou à gauche dans l'océan ?), donnant lieu à des haussements d'épaules devant une telle idiotie, il apparaît bien vite que l'on oublie cet aspect pour se concentrer pleinement sur les possibilités de notre avatar au torse bombé.

Kelly Slater's Pro Surfer
Voici ce que vous serez capable de faire avec un peu d'élan. Surprenant !
Offrant des challenges que la rue pavée et grise ne laisse pas transparaître, la grande bleue mise toute son attention sur ses énormes rouleaux, autant de zones friandes à attirer Kelly et ses amis. Effectivement s'il est bien une chose prenante et réellement passionnante dans KSPS, c'est l'apprentissage de la gestion des vagues. Se servir de la lèvre d'une arrivée d'eau pour "grinder" cheveux au vent, pénétrez dans le "tube" afin de glisser en équilibre entouré par les flots, sont autant de plaisirs responsables de l'attrait dégagé par le soft. Je vous promets que surgir à toute vitesse, se laisser submerger par une immense onde, puis ressortir en crevant l'écume pour effectuer deux ou trois tricks s'avère véritablement dynamisant. Surtout lorsque le moteur physique de la planche donne à appréhender une sensation de glisse aussi réaliste. On s'y croirait. Par contre, les réactions de l'eau conduisent à être moins enthousiaste. En fait, mis à part les rouleaux, on a l'impression de déambuler sur un aplat, certes au rendu agréable (nous y reviendrons), mais sans réelle vie. On se sent affilié à la vague sur laquelle on s'escrime à essayer des figures acrobatiques dans un océan d'huile. Ce qui paraît normal dans une salle fermée et dédiée, l'est beaucoup moins en pleine nature. De ce fait on ne sent pas vraiment de différence entre les environnements, ce qui est somme toute vraiment regrettable.

Kelly Slater's Pro Surfer
Bien que la tête du pauvre Kelly soit plongée dans une masse d'eau énorme, il vous faut garder l'équilibre
Même si ce constat fait preuve d'assez de pessimisme, la réalisation générale, quant à elle, fait preuve d'une honnêteté évidente. Les divers sportifs de l'extrême (ou "èxtrime" si l'on veut passer pour un connaisseur) sont modélisés de façon convaincante, et disposent d'une animation tout à fait correcte, rendant les mouvements fluides et décomposés avec sérieux. Dans le même ordre d'idées, les textures relatives à l'océan et la légèreté, la fluidité de l'élément liquide participent à rendre votre environnement crédible, bien que le tout soit un peu fixe. On notera tout particulièrement les reflets de la lumière sur les flots, ne réussissant tout de même pas à masquer les défaillances résultant de l'écrasement des rouleaux, ou soudainement l'eau se change en un décor, provoquant des bugs de collision avec le surfeur. On voit des gros morceaux de moteur 3D si vous préférez. Une lacune dommageable, d'autant que l'atmosphère relayée devient rapidement immersive. Néanmoins, on aurait pu attendre mieux d'un tel soft sur les PC surpuissants d'aujourd'hui. Les ornements en fond par contre, modifiés à la découverte de chaque plage du globe , font preuve d'une grande réussite. Les grands rochers du Japon, les îles d'Australie permettent de situer un tantinet les contrées explorées et d'insérer un peu d'exotisme et de réalisme.

Au final, KSPS est un jeu véritablement honnête, qui s'il s'appuie un peu trop sur Tony hawk et ne cherche pas vraiment à innover demeure un bon divertissement, et une source de "fun" assez importante. Seul représentant du genre sur PC, il serait dommage de passer à côté si vous aimez ce sport si impressionnant. Vendu seulement trente euros, il accuse tout de même deux ans de retard et une absence de modifications dommageable. Mais donnez-lui sa chance.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Si le côté un tantinet figé de la mer pourra en décevoir certains, il n'en demeure pas moins que les différents spots présents dans le jeu disposent d'ambiances différentes et de teintes diverses, en accord avec le lieu et le moment de la journée. Paysages parfois de rêve (ah le Japon), vous serez comblé de surfer dans ses ambiances exotiques. La réalisation globale est honnête, bien que le jeu ne tire pas la quintessence des derniers PC.

  • Jouabilité 16 /20

    Vraiment agréable à prendre en main, KSPS permet de découvrir de multiples figures au fur et à mesure de sa progression dans le mode carrière et étonne par la diversité de ces dernières. Le gameplay est très bien équilibré, donnant à entrevoir de grandes possibilités avec un peu d'entraînement. La sensation de glisser sur l'onde est, elle, on ne peut plus confondante, et c'est avec plaisir que l'on surfe.

  • Durée de vie 15 /20

    Etant donné le nombre de spots et de défis à déverrouiller et à terminer, vous n'avez pas fini de triturer les sticks de votre manette (conseillée), ou les touches de votre clavier. D'autant qu'un mode de glisse libre est à votre disposition pour vous entraîner, accompagné de trois modes multijoueurs assez sympathiques. Bref, vous n'aurez pas de quoi vous ennuyer, surtout si vous désirez terminer le soft à cent pour cent.

  • Bande son 15 /20

    Pour une fois, jeu "fun" mettant en scène un sport extrême ne signifie pas rock californien et/ou Offsprings. Les artistes présents pour illustrer la bande-sonore sont de genres vraiment différents, utilisant des sons originaux, des rythmiques tribales parfois, ou bien un rock de qualité aux mélodies travaillées. Les effets sonores quant à eux rendent bien l'atmosphère maritime et plongent facilement le joueur dans l'ambiance.

  • Scénario /

    Un arbre, une scie, une planche de surf.

Ne nous décevant pas une nouvelle fois, la gamme O2 d'Activision fait de Kelly Slater's Pro Surfer un titre de qualité sincèrement convaincant et parvient à nous attirer vers un genre qui n'est pas forcément accrocheur au départ. Relativement travaillé graphiquement, et agréable à jouer, KSPS mérite votre attention sans pour autant révolutionner son genre (sports extrêmes). Mais si la note est ce qu'elle est, la faute en incombe à Aspyr, qui n'a encore une fois pas adapté correctement un soft qui méritait un peu plus d'égards. Espérons que la prochaine fois sera la bonne.

Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
12 octobre 2004 à 18:00:00
14/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (6)
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17/20
Mis à jour le 12/10/2004
PC Sport Activision Treyarch
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