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Test : Gradius 5
PS2
Gradius V
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
07 octobre 2004 à 18:00:00
16/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (25)
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17.6/20
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Si on peut bien sûr parler de puissance de feu quand on évoque Gradius, on peut aussi mettre en avant une puissance évocatrice tant la saga de Konami fait partie des légendes du shoot'em up. Alors que le premier volet est apparu en Arcade en 1985, on peut dire que la série a fait du chemin depuis en passant sur des machines aussi diverses que la MSX, la NES, la Gameboy, la Playstation. La PS2, qui a déjà accueilli une compilation regroupant Gradius III & IV, se voit aujourd'hui doté du cinquième épisode qui n'est rien de plus qu'un éclat d'étoile qui nous arrive d'une galaxie lointaine, mais alors vraiment très lointaine.

Gradius 5

En revenant un instant en arrière, je trouve un peu dommage que la compilation PS2 de Gradius ait obtenu une telle note sur JV ou même des lecteurs. Car si on peut critiquer Konami pour le manque de bonus inhérents à ce titre, il n'en reste pas moins que ladite compilation regroupe deux géants du shoot'em up qui ont marqué l'histoire. Ce qui m'amène alors à ce Gradius V qui, bien que reprenant à la lettre le concept de ses aînés tant dans le fond que dans la forme (de par les mêmes environnements de jeu), se pare d'une esthétique imposante qui sera sans doute un des vecteurs qui attirera à lui davantage de joueurs, même occasionnels.

Gradius 5
N'essayez pas de détruire tous les ennemis, même si les plus imposants vous offrent un surplus de points.
Pour tout dire, si je me suis toujours acoquiné avec le shoot'em up à l'horizontal, ayant vu passer de vraies merveilles devant mes yeux, j'ai croisé tardivement la route de Gradius, avec la compilation PS2 pour tout vous dire ! Bref, ce fut un véritable bonheur pour moi de me confronter à deux jeux aussi vivants et difficiles que le mythique R-Type, la difficulté du soft de Konami étant encore plus sidérante. Car oui, si il faut bien savoir une chose avant de se lancer dans Gradius V, c'est que le titre s'adresse principalement aux joueurs acharnés pour qui la difficulté n'est pas nécessairement un mal en soi, bien au contraire. Nous retrouvons bien plusieurs paliers qui vont de Très Facile à Très Difficile mais s'il est inconcevable de le terminer dans ce dernier mode, j'aime mieux vous prévenir que le terminer en Facile ou Normal relève déjà de la gageure pour le commun des mortels et ce en solo ou avec un ami. Pourtant ceci n'est nullement dû à une jouabilité perfectible, le titre se dotant d'un mode 60 HZ, d'une animation qui ne possède quasiment aucune faille et d'une envie constante d'en voir plus. Non, en fait ce qui fait la force de Gradius est tout simplement le fait de se retrouver devant des nuées d'ennemis, des passages calibrés au millimètre près ou des boss gigantesques, increvables et dotés d'un armement dernier cri. Vous pourrez bien entendu booster le nombre de crédits, celui-ci augmentant à mesure que vous jouez (un peu dans le même principe que la série des Time Crisis), mais quand on sait que dès qu'une petite boule d'énergie nous touche, on meurt tout en perdant notre armement, il y a de quoi paniquer.

Gradius 5
Le stage des météorites est un des plus difficiles du jeu.
Bref, imaginons que vous passiez ce premier stade et rentriez de plain pied dans le monde fantastique de ce shoot d'exception, qu'allons-nous y trouver ? Et bien mes amis, commençons par le commencement, les 4 types de vaisseaux. Ce système qui est directement rattaché à la série, s'inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs. Ainsi, avant de vous lancer dans l'aventure, vous aurez le choix entre quatre configurations d'appareils, chacun ayant quelques armes spécifiques (voir screenshot pour plus de détails). Ensuite, une fois dans le jeu, il vous faudra détruire certains types d'ennemis qui laisseront des orbes jaunes, ces dernières vous permettant d'avancer d'une case sur une barre située en bas de l'écran et vous renseignant sur les armes que vous pouvez obtenir. Cette barre qui se constitue de 6 emplacements vous permettra de customiser votre appareil en pleine partie. Par exemple, si vous désirez obtenir le maximum de vitesse (à conseiller) vous devrez attraper une orbe jaune, valider, en prendre une autre, valider et ainsi de suite jusqu'à atteindre la vitesse maximale. En revanche, si vous voulez augmenter la puissance de votre laser, vous devrez acquérir 4 orbes jaunes pour arriver au niveau de la section concernée sur la barre puis valider. Ce principe est excellent pour personnaliser son vaisseau même si cela amène un vrai problème. En effet, il n'est parfois pas évident de vouloir un upgrade bien précis, de ramasser le nombre d'orbes requis pour atteindre la case souhaitée et de valider rapidement, sachant qu'il vous faut également tirer sur vos ennemis, éviter les attaques adverses et regarder la barre en bas de l'écran pour savoir où vous en êtes. Pas évident, pas évident du tout, surtout quand vous évoluez dans un niveau où votre liberté d'action est restreinte.

Gradius 5
Voici les 4 types de configurations que vous pourrez choisir avant de débuter une partie.
Venons-en alors à la partie artistique de l'entreprise. Que dire sur cet aspect si ce n'est que cet opus se pare de décors monstrueux, d'effets spéciaux fabuleux et de boss de fin de niveaux étonnants de splendeur. Ok, la plupart des 28 stages sont en provenance directe des anciens épisodes mais dieu que Konami a réalisé un travail titanesque. On a vraiment du mal à croire que le jeu tourne sur PS2 tant c'est visuellement bluffant. Le mieux dans tout ça est qu'il n'y a quasiment aucun ralentissement, hormis peut-être lorsque l'écran est vraiment surchargé et encore, c'est si peu fréquent que le tout tient de l'anecdote. Nous retrouvons donc ici des niveaux se passant dans une base spatiale, un monde organique jonché de vers géants, l'intérieur du vaisseau-mère, etc. On ne peut ainsi pas reprocher grand chose aux graphismes si ce n'est que les tirs des ennemis se confondent parfois avec le décor ou sont très difficilement repérables, le combat contre le boss du stage 5 (où on doit éviter des météorites et les tirs du vaisseau ennemi) étant à ce titre significatif. La bande-son est pour moi du même niveau que les graphismes avec des bruitages recherchés, détaillés, incroyablement nombreux et toujours très justes. Les musiques sont elles-aussi superbes surtout si vous connaissez l'oeuvre de Sakimoto Hitoshi, ce génie ayant à son actif diverses oeuvres de Square Enix. D'ailleurs, j'avoue qu'il est plaisant de retrouver des sonorités typiques du compositeur, une des ouvertures d'un morceau faisant clairement penser à celle du Main Theme de FFT.

Gradius 5
Il va sans dire qu'un ami est toujours le bienvenu.
Pour la maniabilité, rien à redire, seul le problème des tirs ennemis qui se fondent parfois dans le décor étant à signaler. Les ralentissements ont oublié de s'inviter à la fête, le vaisseau répond au doigt et à l'oeil et une fois encore, seule la difficulté surhumaine du soft pourra être critiquée. Mais bon on sait tous que Gradius ou même le shoot'em up a toujours été un des genres les plus "hardcore gamers", R-Type ou le récent Ikagura pouvant en témoigner. En outre, le système d'évolution du vaisseau est très bien pensé même si il est parfois difficile de choisir correctement son upgrade sous le feu nourri de l'ennemi.

Dire que Gradius V est un achat indispensable est d'une évidence totale. Vendu à 30 €, graphiquement exceptionnel, maniable comme tout, le jeu de Konami est le digne représentant en matière de shoot'em up pour cette année 2004. Treasure signe ici un autre bijou galactique, après le sublime Ikaruga, et si le tout est d'une difficulté exacerbée, affûtez vos réflexes, inspirez une bonne gorgée de self-control et jetez-vous dans l'action.

Les notes
  • Graphismes 17 /20

    Un jeu proprement hallucinant question graphismes ! Rien de moins que le plus beau shoot qu'il m'a été donné de voir sur une console. Le design des vaisseaux tout comme les décors ou boss proviennent pour la plupart des précédents Gradius mais quelle claque pour les mirettes. Et que dire des SFX proprement hallucinants produisant des effets visuels de toute beauté et des explosions monstrueuses. Là-dessus, Konami réalise un sans-faute.

  • Jouabilité 16 /20

    La maniabilité est excellente, le vaisseau répondant à la nano-seconde et on constatera par contre quelques ralentissements lors des explosions des boss de fin de niveaux. Ceci dit, ce n'est pas très gênant sachant que votre vaisseau n'a plus rien à éviter pendant ce temps. De plus, on ne constate pas de baisse de frame rate durant les parties, ce qui est un véritable exploit quand on sait ce que la console a à afficher de nuées d'ennemis et d'effets pyrotechniques sur un seul écran !

  • Durée de vie 16 /20

    Très difficile à noter sachant que tout comme ses aînés, Gradius V est totalement "infinissable" pour le commun des mortels. De deux choses l'une, soit vous êtes un acharné et vous y passerez des mois pour le terminer, ne serait-ce qu'en Très Facile, soit vous laisserez tomber au bout de quelques heures, sachant qu'il faut s'accrocher rien que pour arriver au troisième niveau. A vous de voir à quelle caste de joueurs vous appartenez. Dans tous les cas, seul ou à deux, le jeu est des plus prenants.

  • Bande son 16 /20

    Les bruitages témoignent eux aussi d'une finesse remarquable, chaque tir, chaque explosion, chaque son étant parfait pour retranscrire un combat gigantesque ou l'atmosphère d'un niveau (organique, métallique...), et c'est un pur enchantement pour l'ouie. Et que dire des musiques du grand, très grand Sakimoto Hitoshi. Si il est assez étrange de le retrouver dans ce genre de productions après du Vagrant Story ou du Final Fantasy Tactics, autant dire que l'homme a plusieurs cordes à son arc, les thèmes de ce Gradius atteignant une incroyable qualité. A ce propos, il est séduisant de constater que Sakimoto a su garder son style en insufflant quelques sonorités très Star Trek dans l'âme.

  • Scénario /

La PS2 se dote d'un des plus beaux shoot'em up qui soit, toutes consoles confondues. Magnifique graphiquement, une bande-son incroyable de richesse, une maniabilité aux petits oignons, Gradius V prouve bien que le genre n'est pas mort, du moins avec des représentants de son acabit. Maintenant, le titre est aussi difficile, voire plus, que ses ancêtres et j'imagine avec peine qu'on puisse le terminer un jour en mode Normal. Dans tous les cas, il est inconcevable de passer à côté de ce bijou, qui plus est vendu à 30 €, si vous êtes un tant soit peu admirateur de shoot ou tout simplement de qualité vidéoludique.

Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
07 octobre 2004 à 18:00:00
16/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (25)
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17.6/20
Mis à jour le 07/10/2004
PlayStation 2 Shoot'em Up Konami Treasure
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