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Test : Myst 4 : Revelation
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Myst IV : Revelation
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Journaliste jeuxvideo.com
28 septembre 2004 à 18:00:00
17/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (65)
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17.5/20
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Myst est une affaire de famille. Créée par les frères Miller il y a dix ans, chaque nouvel épisode accueille de nouveaux fans au sein de son clan. La série est aussi la saga d'une dynastie bien particulière, celle d'Atrus, de sa femme Catherine et de leurs enfants. Une famille qu'il est peut-être temps de réunir.

Myst 4 : Revelation

En dix ans d'existence, Myst est devenu la référence incontestable de l'aventure. Les raisons en sont multiples, mais les principales tiennent à sa réalisation toujours impeccable et à son scénario intelligent qui nous cueille dès les premières minutes. Si on met l'épisode URU de côté, les quatre volets de la série font preuve d'une grande cohésion qui fait que la magie opère à chaque fois, et que le joueur retrouve ses marques dans un univers familier et pourtant si déroutant. A ce titre, s'il est plutôt conseillé d'avoir au préalable parcouru les Ages des trois premiers épisodes (Myst, Riven et Exile), ne serait-ce que pour le plaisir qu'ils procurent, les portes de Myst 4 : Revelation ne resteront pas closes face au premier venu. Au contraire, plus que jamais, ce volet est celui qui offre la plus large accessibilité, notamment au travers d'un système d'aide pour chaque énigme. Mais nous n'en sommes pas encore là.

Myst 4 : Revelation
Très fouillé, le bureau d'Atrus nous ferait presque sentir l'odeur du bois.
Vous voilà de retour chez votre ami Atrus qui a une nouvelle fois besoin de votre aide. Ce digne descendant du peuple D'ni, capable grâce à sa seule plume de créer de nouveaux mondes, appelés Ages, aurait pu vivre tranquillement, si ses deux fils n'avaient pas saccagé plusieurs de ses créations en opprimant les autochtones par une dictature sauvage. A la suite de ces événements tragiques, Atrus n'eut alors d'autres choix que d'emprisonner ses deux fils dans des Ages coupés de tout, les mondes de Spire et de Haven. Dix ans ont maintenant passé, Atrus s'interroge sur la punition. A-t-elle suffisamment duré ? Ses fils ont-ils changé ? Il a besoin d'un avis objectif sur la question et vous demande de partir à Spire et Haven afin d'observer ce que ses fils sont devenus. Le reste, vous le découvrirez tout seul...

Myst 4 : Revelation
Sur Haven, Achenar a appris à vivre au milieu de la nature.
La force de Myst est de savoir nous attirer dans un monde que l'on croirait réel, n'en déplaisent aux mauvaises langues qui ont depuis toujours critiqué ses écrans fixes, son mode de progression pas à pas et le manque de vie des Ages. Bien que l'épisode précédent ait fait un premier geste pour contrer ces accusations en incluant une vision à 360 degrés ainsi que quelques animations par-ci par-là, il n'en restait pas moins l'étrange impression de visiter des environnements depuis longtemps abandonnés. Avec Myst 4 : Revelation, les reproches n'ont plus lieu d'être. La volonté première de ce nouvel épisode, et ce qui a visiblement retenu la plus grande attention de Ubi Montréal, consiste à donner de la vie à chaque écran, montrer que Myst n'est pas seulement un recueil pour se torturer le cerveau, mais aussi une invitation à un voyage fabuleux où l'on peut prendre le temps d'observer le moindre détail tout en s'imprégnant d'une ambiance unique.

Myst 4 : Revelation
La prison de pierre de Spire n'inspire rien de bon.
Epoustouflante, l'introduction nous met directement dans le bain. Survolant un décor que l'on jurerait réel, on arrive sur le bord d'une falaise surplombant une cascade étourdissante. Les branches des arbres dansent au gré du vent, les oiseaux exécutent un incroyable balai aérien, les insectes virevoltent autour des lampes, même les nuages sont en mouvement et affectent la luminosité du soleil dès qu'ils le masquent. Et cela n'est que le début, puisqu'à chaque écran, on navigue de surprise en surprise ! Là c'est de l'eau que l'on peut toucher, avec les ondes que cela ne manque pas de provoquer. Ailleurs ce sont des animaux qui nous épient dans un marais verdâtre. Mis à part l'Age de Spire, véritable prison de pierre, tout autour de nous respire la vie. Où que l'on regarde, on ressent le mouvement, l'air qui passe entre les feuilles, qui soulève de la poussière, qui résonne dans les cavités d'une grotte. L'expérience reste jusqu'à présent unique dans un jeu vidéo.

Myst 4 : Revelation
Dans la cuisine familiale. Les couleurs sont chaleureuses, on s'y sent en sécurité. Pourtant...
Et puisque les choses n'ont pas voulu être faites à moitié, le souci du détail a été poussé très loin. Pas seulement sur la qualité des textures qui habillent chaque objet ou élément de décor, mais sur le procédé même de la vision. C'est-à-dire que le jeu réagit en fonction de ce que l'on regarde et adapte aussi bien la luminosité que le focus de la caméra sur l'élément choisi. Si l'on passe la souris sur le levier qui se trouve au premier plan, alors le second plan sera légèrement flouté. A l'inverse, dès que le pointeur s'attarde à l'arrière-plan, l'effet contraire se produit pour rendre parfaitement net ce que l'on est en train d'observer. Subtil, ce petit effet participe activement à notre immersion dans ce monde si réel.

Myst 4 : Revelation
Achenar a mis au point un système pour être à l'abri des bêtes féroces qui rôdent.
Loin de s'être arrêté à la seule considération visuelle, Ubi Montréal s'est également attardé sur l'aspect sonore pour l'améliorer lui aussi. L'évolution est peut-être moins flagrante, mais tout aussi importante à mon sens. Tout est ici question de détails tels que le bruit de nos pas lorsqu'on se tourne sur soi-même (absent des anciennes versions). On peut aussi sonder tout ce qui se trouve à portée de bras. En frappant un petit coup sec sur un mur ou un objet, on peut ainsi entendre sa résonance tandis que plus loin, la forêt de Haven nous enivre de sa faune dont les cris percent à travers les branchages. On serait alors presque tenté de dire que Myst 4 se vit plus qu'il ne se joue. Ce qui n'est pas si loin de la vérité en fait puisque le voyage prend son temps, nous laisse libre d'explorer à notre rythme les différents Ages, de naviguer entre eux à loisir, de revenir sur nos pas pour apprécier la magnifique vue du haut d'une épave ou la glaciale perspective qu'offre le palais de Spire. Cependant, n'allez pas croire que sous ses airs de galerie animée, Myst ne soit qu'un musée flattant l'ouïe et la rétine. Il reste quand même un jeu, avec son lot de secrets et de mystères qui devront être résolus.

Myst 4 : Revelation
Les mangrees ne sont pas méchants, juste turbulents.
Myst est réputé offrir un bon niveau d'énigmes dont les solutions ne se révèlent qu'aux plus perspicaces. D'ailleurs, combien de joueurs n'osent même pas s'y aventurer de peur d'être rapidement dépassés par la logique imposée ? Qualifier Myst d'épreuve infranchissable est bien exagéré, mais c'est un peu la réputation que traîne la série depuis la sortie de son premier volume. Soucieux de ne plus se réserver qu'aux seuls amateurs de mécanismes torturés, mais d'inviter aussi les amoureux du beau - ou tout simplement les curieux - à participer au voyage, ce quatrième épisode inclut un système d'indices à trois niveaux. En trifouillant dans le menu principal, on dégote une aide de jeu providentielle pour tous ceux qui ne manqueront pas de bloquer devant les énigmes qui jalonnent le parcours. Libre à chacun de s'en servir ou de l'ignorer totalement.

Myst 4 : Revelation
Dans l'Age de Spire, Sirrus a étudié les vertus de l'électricité.
Myst 4 serait-il donc le Myst parfait ? Celui qui nous fera renouer pleinement avec les sensations éprouvées lors de la découverte du jeu original et de sa suite Riven ? Il est en tout cas plus beau que ses prédécesseurs, ça c'est indéniable. L'immersion dans les Ages s'en trouve grandement facilitée et le joueur n'a alors plus aucun effort imaginatif à faire. Il lui suffit de se laisser guider et d'apprécier le paysage. En cela, Myst 4 est une réussite totale. Toutefois, le charme de la série tient aussi à tout ce qu'on ne nous dit pas, à ce que l'on peut déduire par soi-même et qui n'est pas nécessairement apporté par le jeu. On se souvient de la petite école de Riven qui n'amenait pas d'autres éléments importants que la formidable ambiance qu'elle dégageait. Ce n'est plus tout à fait le cas dans Myst 4 puisque vers le début du jeu, on trouve une amulette qui nous livre des détails sur pratiquement tous les objets ou lieux rencontrés. De part la présence de ce simple objet, on se retrouve presque noyé dans un surplus d'informations alors que jusqu'à présent, chacun percevait à sa manière le monde qui l'entourait en inventant seul l'histoire cachée derrière chaque livre, chaque bibelot, chaque décor. Malgré ce petit détail, le jeu n'en demeure pas moins passionnant, merci à sa sublime réalisation mise au service de son intrigue hors du temps. En outre, il apporte des précisions sur l'histoire générale d'Atrus et des siens, des précisions que ne manqueront pas d'apprécier les inconditionnels de Myst.

Les notes
  • Graphismes 19 /20

    Allez, je me risque : Myst 4 est le plus beau jeu du monde ! La qualité de ses environnements, riches de mille détails, alliée à un design fouillé lui permet de ravir sans difficulté ce titre suprême. A chaque nouveau décor, on est éblouit pas les multiples animations qui donnent vie à des univers qu'on a connus plus statiques. La surenchère graphique connaît un bémol : les temps d'accès rallongés entre chaque écran. Pour contourner ce désagrément, il suffit alors d'utiliser le système de raccourci en bas de l'écran pour être transporté aux points clés de chaque Age.

  • Jouabilité 17 /20

    Déjà présente pour l'épisode précédent, la vision à 360 degrés est ici bien mieux utilisée avec des éléments à chercher au-dessus de notre tête ou à nos pieds. Le curseur a été revu pour prendre la forme d'une main en 3D (possibilité de jouer en gaucher ou en droitier !) à qui on peut faire faire pas mal de choses . Il ne suffit plus de cliquer pour actionner les objets, mais bel et bien de bouger la souris pour tirer un levier ou tourner les pages d'un livre. La sensation de toucher, n'est plus si loin ! Autre petit bonus, un appareil photo qui ne vous quitte pas et qui vous évitera d'aller et de retourner partout puisque les clichés feront office d'aide mémoire. En plus, il est possible de prendre des notes directement dans le jeu. Adieu le cahier de brouillon posé à côté du clavier.

  • Durée de vie 16 /20

    Les Ages étant bien plus vastes que ceux d'Exile, le troisième volet de Myst, le nombre d'énigmes est du coup revu à la hausse. L'exploration est tout de même privilégiée par rapport à la réflexion, et on passe beaucoup de temps à découvrir, à fouiller et à admirer le moindre élément de décor.

  • Bande son 18 /20

    Souvenez-vous, il y a trois ans, je remarquais que la bande-son de Myst 3 comportait des sonorités à la Peter Gabriel. Depuis, l'artiste collabore activement à cette série, comme quoi... Lui qui prêtait déjà quelques notes pour URU, le voilà qui renouvelle l'expérience en dédiant carrément un morceau inédit à Myst 4. Le reste des compositions est à mettre à l'actif de Jack Wall déjà derrière la baguette pour le volet précédent. Autant dire que les ambiances sonores sont de grande qualité et dans la parfaite continuité de la série. Les bruitages profitent d'un immense souci du détail et offrent à tous les objets du jeu une véritable texture sonore qui les matérialiserait presque sous nos yeux.

  • Scénario 16 /20

    Depuis le premier épisode, Sirrus et Achenar se retrouvent au centre des événements, sans jamais réellement se montrer. Les voilà désormais qui occupent pleinement le devant de la scène puisqu'il convient de déterminer s'ils méritent ou non la clémence de leur père. Le scénario de Myst 4 permet pour ainsi dire de faire un retour aux sources de la série.

Confier la meilleure série du jeu d'aventure au studio le plus en forme du moment (Ubi Montreal), c'est un peu jouer la carte de la sécurité en s'assurant d'un produit final de qualité. C'est exactement ce qu'il se passe ici : Myst 4 offre une expérience de jeu rarement atteinte en termes d'immersion dans un monde virtuel grâce à une surenchère technique parfaitement maîtrisée. Pour être tatillon, on peut reprocher à ce quatrième volet de grignoter sur notre imaginaire en nous imposant une certaine vision des choses au travers de l'amulette magique, mais ce serait bouder le plaisir de retrouver la série plus belle que jamais.

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28 septembre 2004 à 18:00:00
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Mis à jour le 28/09/2004
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