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Test Donkey Kong sur GBA du 13/07/2004

Test : Donkey Kong
GBA

Contributeur

L'ensemble des personnes appréciant et pratiquant le jeu vidéo connaît indubitablement le moustachu vêtu de sa légendaire salopette et se faisant appeler Mario, afin que la Mafia ne le retrouve pas. Ce célèbre plombier (sa couverture) dont les aventures sont aussi connues que les contes de Grimm, n'a pas débuté sa carrière par son affrontement contre Bowser comme nombreux le pensent. Ce valeureux héros s'est tout d'abord escrimé à traumatiser un gorille. Pour quelles raisons ? La vérité n'est pas ailleurs, mais dans ces lignes.

Visiblement marqué par l'histoire de King-Kong, un jeune designer oeuvrant pour R&D1, studio de développement dirigé par le célèbre et à raison Yokoi Gumpei (créateur du Game and Watch, et de la Game Boy entre autres), décida de créer un jeu qui permettrait de renflouer les caisses d'une certaine entreprise Nintendo. Cet homme plein d'entrain et de vigueur se nomme Miyamoto Shigeru, et place à la lumière le soft qui donnera ses lettres de noblesse à la firme de Kyoto, Donkey Kong. Narrant l'histoire d'une princesse enlevée par un singe gigantesque contre lequel lutte son chevalier servant, Mario, l'aventure se déroule sous la forme d'un titre axé vers la plate-forme et la réfléxion. Sont nés ce jour précis la ligne graphique des futurs Mario Bros. ainsi que le personnage qui allait devenir l'emblème mythique de l'entreprise japonaise. Relayé par son succès dans les salles d'arcade et les bars japonais, ce produit propulsera big N au sommet de la gloire, et Miyamoto au sommet d'un département de recherche et développement. Sans cette réussite majeure nous n'aurions peut-être jamais pu nous essayer à Zelda, à Donkey Kong Country, ou à la série mettant en scène le bedonnant à casquette. Savez-vous d'ailleurs pourquoi notre ami Mario porte ce type de couvre-chef ? Tout simplement parce que son créateur avait une certaine difficulté à dessiner les cheveux. Comme quoi, une légende, ça ne tient à rien, et ce n'est pas DK qui dira le contraire.

C'est par là que tout a commencé

Basé sur un gameplay simpliste, cette première création estampillée Miyamoto, déchaîne les passions, justement pour cette raison. Proposant une mise en situation immédiate, Donkey Kong vous plonge au fond d'une mer de contentement soudain. Une seule touche, une seule action, sauter. On prend effet du terrain, on remarque la disposition des obstacles, et l'on comprend immédiatement la marche à suivre. Voici la force de ce jeu et de tous ceux paraissant à la même époque. L'avantage de ce dernier est de contenir un but visible, concret, faisant écho aux principes de la chevalerie des contes de fée. Porter secours à une jeune fille éplorée. Vous partez donc en quête de celle-ci en escaladant la construction de poutres métalliques sur lesquelles le gorille massif retient votre "promise". Évitant adroitement les tonneaux tout au long des étages, et vous saisissant des échelles en vous méfiant des projectiles pouvant descendre ces dernières, vous parvenez au sommet de la structure et libérez la frêle femme. Mais ce n'est pas fini, et vous enchaînez sur un niveau complètement différent, pas dans son approche, mais dans sa construction. On a vraiment l'impression d'évoluer, ce qui n'était pas vraiment le cas auparavant. Des bonus comme le marteau (leitmotiv des aventures du plombier, allant jusqu'à Super Smash Bros Melée), permettant de briser les bidons au parapluie et autres objets vous rapportant des points, sont disséminés au long de chaque tableau. Passionnant et novateur en ces temps anciens. Mais maintenant ?

Un des célèbres sauts dont Mario ne pourra plus se passer

Encore une fois, ce jeu faisant partie de la collection mercantile Nes Classics ne trouve pas sa place dans votre ludothèque. Décliné des centaines de fois, des jeux Game and Watch, à des sortes de suite, mettant en scène DK Junior en passant par une récente réactualisation qui ne devrait tarder à montrer le bout de son nez humide, ce titre n'a actuellement pas de légitimité. En effet, s'il est agréable et véritablement sympathique de se laisser emporter par l'émotion lors du passage des deux premiers tableaux, la lassitude reprend bien vite le dessus et l'intérêt s'envole à sa suite. Je n'attaque pas l'aspect révolutionnaire, ni le concept fondateur de ce soft, mais tout simplement sa publication indécente par Nintendo, qui se permet de vendre des titres dépassés à un prix relativement élevé, alors qu'aucune modification n'a été effectuée. Il doit rester de la place sur la cartouche GBA, alors pourquoi ne pas la combler avec l'ensemble des autres versions ? La passion n'entre pas en ligne de compte, mais le portefeuille oui. Je conclurais de la même manière que pour Pacman, en regrettant non pas le jeu en lui-même, mais son traitement.

Les notes
  • Graphique 4 /20

    La qualité graphique ne convainc pas, bien que située dans la moyenne des jeux de l'époque. Les décors sont sommaires, et les sprites ne sont pas vraiment convaincants. Mario Bros. fait beaucoup mieux, prouvant qu'un effort aurait pu être fait.

  • Jouabilté 15 /20

    Les commandes répondent parfaitement, et la prise en main est immédiate. Les sauts sont extrêmement précis, et vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous même si vous chutez malencontreusement. Le principe de jeu, bien que simple, accroche et entraîne dans l'aventure. La marque de Nintendo.

  • Duree 4 /20

    Soit, le nombre de tableaux est très conséquent et la difficulté corsée, mais l'absence de renouvellement et la lassitude finiront par avoir le dessus sur votre volonté à progresser. Seuls les mordus de la première heure referont le jeu en entier.

  • Son 3 /20

    Les petits bruits de pas de Mario sont amusants, mais l'absence de compositions musicales durant le titre nuit à l'implication. Aidant la lassitude dans sa poussée vers le corps du jeu, cet aspect s'avère dommageable pour l'ensemble du produit. Heureusement, une petite mélodie vous accueille à la page d'introduction.

  • Scénario /

    Le scénario à l'époque, n'était pas la pierre angulaire d'un soft, loin de là. Mais en résumé, une jeune fille est enlevée par un gorille et un plombier doit la récupérer. Bizarre ? Oui, un peu.

Le principe des Nes Classics est au départ louable. Faire connaître les vieux classiques de la firme, par le biais de son étoile, sa principale source de revenus, la GBA. Mais l'aspect financier reprend vite ses droits. Alors que l'on aurait pu retrouver ces concentrés de légende avec d'autres softs, ou en bonus, comme Métroid, les voilà vendus seuls, et à plus de 20 euros qui plus est. Donkey Kong était un très bon jeu, qui a fait son temps maintenant, et qui ne devrait pas sortir sans être accompagné. La nostalgie peut faire renaître des mythes, mais pas sous cette forme.

Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
13 juillet 2004 à 18:00:00
5/ 20
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L'avis des lecteurs (15)
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13/ 20
Mis à jour le 13/07/2004 Voir l'historique
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