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Test : Manhunt
PC
Manhunt
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
23 avril 2004 à 18:00:00
13/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (48)
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14.7/20
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Se sentir traqué, être obligé de faire appel aux plus basses actions ataviques, ne fonctionner que sur deux plans définissant par la même la survie. Tuer et fuir. Lorsque l'on est confronté à cet état de fait face à des éléments que nous ne contrôlons pas et dont nous ne pouvons connaître l'origine, il apparaît comme justifié de réagir en fonction de l'instinct de conservation. Mais dans le cas où une personne provoque intentionnellement cette situation, instaurant consciemment un climat sauvage et ombrageux, comment se comporter, rationaliser ses actes ? C'est ce que Manhunt aurait pu mettre en avant, si seulement.

Manhunt

Vous êtes monsieur Cash, récent condamné à mort pour des crimes qui nous sont inconnus, et dont la gravité peut se lire sur la sentence établie. Peu après votre immobilisation sur votre dernière couchette, vous vous évanouissez, croyant votre vie s'envoler. Pourtant, quelques heures ou jours plus tard, vous ouvrez les yeux en une pièce sordide et sombre au sein de laquelle une voix se fait entendre. Starkweather vient de trouver son prochain "acteur". Marionnettiste macabre, il dirige votre destinée vers un but obscur que lui seul semble mesurer. A peine remis de votre expérience post-mortem, vous êtes placé dans une ruelle insalubre et glauque avec comme seul ordre de mission, éliminer vos agresseurs. En effet, votre "bienfaiteur" a semble t-il prévu de vous faire participer à un snuff-movie improvisé (court métrage mettant en scène des actes violents et barbares, sans effets spéciaux, où certaines personnes se font tout simplement tuer en direct), pour un contentement dont lui seul est le bénéficiaire. Ayant mis en place un terrain de jeu gigantesque, dans lequel sont disposés de nombreux gangs, chacun possédant une particularité morbide, Starkweather vous est gré de parcourir cet agglomérat de haine et de perversité. La survie demeure alors l'unique ligne de conduite à adopter, vous poussant à utiliser votre environnement dans cette unique optique. Plus rien ne compte, il faut sortir de cet enfer. Et c'est à ce moment précis que l'on observe une carence cruelle de psychologie chez le personnage principal. Même si cet homme s'est vu contraint à subir la plus lourde des sanctions, découlant sans doute d'un meurtre, il n'ébauche aucune sorte de questionnement sur l'adoption d'une manière d'agir. Il ne cherche pas à se renseigner sur son statut, ni à s'abandonner à la négation totale de ce qu'on l'oblige à effectuer. Est-ce réaliste, ou crédible ?

Manhunt
Rester caché est la rançon du succès
Semblable au personnage proche de l'aliénation mentale dans le film "Battle Royale", venu sur l'île maudite dans le seul but de massacrer de pauvres élèves innocents, le héros de Manhunt semble froid et désintéressé de son sort. Néanmoins, après avoir échappé à la mort, il serait logique que ce dernier soit animé d'une force de vie le poussant à nier son sort. Ou peut-être n'a t-il rien à perdre ? Un amas d' interrogations qui restent malheureusement sans réponses et donnent vie à un homme sans réelle profondeur. Il évoluera ensuite quelque peu, mais restera entouré d'une aura assez brumeuse. Pas mystérieux, mais trop commun. Une chose pourtant pousse à avancer dans le scénario, le besoin de connaissance du passé de Monsieur Cash et du manipulateur de service. Une trame, qui sans être révolutionnaire tient en haleine et réduit un tantinet l'aspect particulièrement lassant du titre.

Manhunt
Ce combat dans les phares d'un camion fait penser à Fight Club
Déambulant dans de sombres couloirs et rues décrépites, vous ne baserez votre progression que sur un triptyque éculé, basé sur l'association se cacher, tuer, avancer. N'espérez pas bénéficier de missions originales et construites, vous seriez déçu. Simple enchaînement d'égorgements et de distribution de coups de pied-de-biche, la gratuité de l'ensemble fleure bon la volonté manifeste de choquer pour faire vendre un produit creux. Remplir d'hémoglobine un trou béant dénué d'idées majeures est toujours tentant, et également facile. Non pas que je sois un fervent défenseur de Familles de France (très très loin de là d'ailleurs), mais la violence sans fondement n'aide pas vraiment à développer le jeu vidéo. Car si Rockstar a voulu mettre en exergue le fait qu'exposer l'agression de manière aussi crue puisse servir à la dénoncer, ce que je ne crois pas, je retire mes allégations. Il est toutefois bien simple de faire avaler une démarche telle que celle-ci pour se défendre d'un soft brutal. Mais il apparaît quand même, que bien qu'écarlate, cette bestialité se montre esthétisée de par la présence d'un grain d'image se rapportant à celui d'une caméra de surveillance et que les mises à mort proposent elles aussi, une construction éloignant le joueur de la perversité inhérente. De ce fait, le titre subit un équilibrage délicat, pouvant sombrer à tout moment dans un voyeurisme introspectif, jouant le jeu des développeurs ayant simplement cherché à outrer et provoquer.

Manhunt
Transport de cadavre au clair de lune
Nonobstant ceci, le gameplay est sincèrement agréable, bien qu'emprunté dans le fond à nombre de productions concurrentes, telle la série Hitman. Mêlant habilement infiltration et combat pur, vous avez toujours plusieurs cheminements possibles afin de terminer une zone d'action. Néanmoins ce sentiment s'estompe vite lorsque l'on découvre que les différents tableaux à traverser s'avèrent dépositaires d'une étendue très restreinte et d'un level design peu convaincant, enfermant le joueur dans une succession hachée et peu apte à vous plonger pleinement dans l'ambiance du jeu. En lieu et place d'une production à la capacité immersive, on se retrouve face à une sorte de jeu d'aventure découpé à la manière des standards des années 90. Il aurait été tellement plus prenant d'oeuvrer dans une cité entière, pris en chasse, ressentant une réelle solitude, un écrasement de par l'association d'une ville fantomatique et d'une milice prête à tout pour vous exterminer. Mais ne vous méprenez pas, l'implication est loin d'être insignifiante, vous poussant dans vos derniers retranchements et vous inculquant la furtivité.

Manhunt
Ils ne sont pas très courtois ici
Tout ustensile abandonné peut en effet servir d'arme. Du sac poubelle, à la batte de baseball, en passant par un morceau de verre acéré, les objets du quotidien endossent un habit létal. Mais posséder un moyen de défense, même minime, ne signifie pas pour autant se jeter bec et ongles sur le premier malandrin venu. Tout est affaire d'observation, de traque, d'inversement de rôle. La proie devient le chasseur. Vous fiant à votre radar, affichant les ennemis faisant du bruit, il est de votre devoir de vous approcher lentement de votre cible sans vous faire repérer de quelques manières que ce soit. Vos adversaires peuvent être représentés de trois couleurs différentes, allant du jaune au rouge, suivant leur degré d'inquiétude. Il va sans dire que la teinte rouge signifie un affrontement prochain. Si par contre vous parvenez à surprendre un opposant, de dos naturellement, il vous sera possible de mettre fin à ses jours en toute tranquillité, sans éveiller la méfiance de ses collègues. Veillez bien à vous tapir dans l'ombre et à demeurer la majeure partie du temps invisible, car les combats d'homme à homme souffrent d'une maniabilité parfois hasardeuse et d'une estimation des distances peu crédible.

Manhunt
Un petit coup de batte de bon matin...
Servez-vous du décor et devenez une ombre. Ce dernier, d'ailleurs bénéficie d'une qualité non négligeable, autant au niveau des textures que de la gestion des contrastes et des éclairages, favorisant la naissance de coins de rues sombres et inquiétants. Cela implique une attention de tous les instants et une tension nerveuse palpable. Il est donc d'autant plus dommageable que l'I.A des ennemis soit si hésitante. D'un côté, ceux-ci peuvent fomenter des traquenards et divers pièges dans le but de vous acculer dans une voie sans issue, vous poursuivre en vous rabattant sur un second groupe ou encore vous prendre à revers, et d'un autre il arrive fréquemment que ces derniers soient aveugles à votre présence à moins d'un mètre d'eux alors qu'ils sont en alerte, ou alors qu'ils perdent votre trace lors d'une séquence à la Benny Hill autour d'une camionnette. L'impression première de menace infaillible et coordonnée se perd de plus en plus dans de sombres méandres au fil de l'avancement dans le soft. Au final, loin d'être mauvais, de par son ambiance glauque vous plongeant au coeur de ruelles malsaines et de bâtiments écroulés aux murs tachés de sang, de par sa bande-son, personnage à part entière enveloppant le joueur dans un brouillard d'émotions et de doutes (à noter un doublage très convaincant et faisant parfois froid dans le dos), et enfin de par l'exposition d'une galerie de psychopathes cauchemardesques ne connaissant pas la pitié, Manhunt aurait pu se montrer comme une oeuvre majeure, glauque et fascinante, mais sa violence gratuite et son aspect répétitif le cantonne dans le groupe des softs divertissants. Une déception.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    Les animations des différents protagonistes s'avèrent relativement bien décomposées, et l'on observe peu ou pas d'écueil. L'environnement possède un grain particulier accentuant le côté trouble du jeu, et se pare d'un voile aux sombres reflets des plus seyants. Mystérieux et inquiétant. Les textures font preuve d'une qualité correcte et mettent en valeur l'aspect "crade" de la cité où se déroule l'action. Les personnages quant à eux sont modélisés sérieusement, mais auraient pu bénéficier d'une attention un tantinet plus poussée.

  • Jouabilité 13 /20

    Annoncé comme révolutionnaire, le gameplay ne surprend pas vraiment, et se base sur des règles trop classiques pour vraiment étonner. L'action, moins sujette aux problèmes de caméra que sur PS2 ou Xbox, reste lassante et peu encline à rehausser l'intérêt général sur le long terme. Il est dommage que les quelques bonnes idées se trouvent noyés dans un flot d'inspirations plus ou moins présentes. Néanmoins on ressent tout de même un plaisir notable à évoluer dans ces ambiances malsaines, bien que le système de combat général soit lacunaire.

  • Durée de vie 14 /20

    Si vous entamez le jeu avec en tête l'utilisation de l'infiltration, il est certain que de nombreuses heures de jeu se proposeront à vous. La moindre erreur étant sanctionnée d'une cavalcade avec deux ou trois personnes à vos trousses, et bien plus fortes que vous. La réfléxion est évidemment de mise et les chemins les plus courts ne sont pas forcément les meilleurs. Par contre, si vous n'accrochez pas tout de suite à l'univers, la lassitude poindra rapidement.

  • Bande son 16 /20

    L'environnement sonore fait corps avec l'univers dépeint et se pose en composante essentielle de Manhunt. Mettant en avant des compositions musicales stressantes nerveusement et sincèrement inquiétantes, il place également en premier plan des voix rauques et traduisant un dérangement psychologique notable des ennemis. Impressionnant.

  • Scénario 10 /20

    Une trame classique, amputée de psychologie, et donc de crédibilité, ne s'appuyant que sur la violence graphique pour se construire. Néanmoins l'histoire pousse à poursuivre l'aventure, ce qui est le principal.

Jeu d'ambiance fortement teinté de scandale, Manhunt se montre sous des atours décevants à la vue de ce à quoi l'on pouvait s'attendre. Relativement vide et ne développant que peu d'idées novatrices, seule son ambiance très particulière parvient à attirer le regard. Fort heureusement, même si son gameplay n'est pas à proprement parlant intéressant, il demeure tout de même que le plaisir pris à se faufiler en silence et à se dissimuler des assauts incessants des ennemis reste présent et participe à notre immersion au sein de cet étrange ballet de sang et de cris. Il ne faut cependant pas oublier l'aspect foncièrement gratuit de Manhunt qui lui porte cruellement préjudice. A essayer avant d'acheter.

Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
23 avril 2004 à 18:00:00
13/20
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L'avis des lecteurs (48)
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14.7/20
Mis à jour le 23/04/2004
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