Accueil jeuxvideo.com
  • Créer un compte
  • Se connecter
Créer un contenu
Test : Prince Of Persia : Les Sables Du Temps
PS2

C'est le retour du fils prodigue. Presque 15 ans après son apparition, le jeune prince de Jordan Mechner nous revient dans un jeu à l'image du palais qui lui sert de théâtre : monumental. Sans doute possible le plus beau titre de la ludothèque PS2, il se targue également d'être l'un des plus prenants. L'incontournable de Noël 2003.

Véritable mythe, Prince Of Persia nous avait tous mis une baffe lors de sa sortie originale. Sa première incursion dans le monde de la 3D par contre, c'est à elle-même qu'elle avait mis une claque. Pour son retour, PoP méritait un jeu monstrueux, c'est réussi. Jeune prince de Perse, c'est avec votre père que vous partez en campagne en Inde, soucieux de prouver votre valeur autrement que par le combat, vous parvenez à vous emparer de la fabuleuse dague du temps pendant que votre paternel s'accapare quant à lui les Sables du Temps. Poussé au crime par un vizir maléfique, vous commettez l'irréparable en libérant les Sables qui vont transformer tous les habitants du palais en monstres. Tous sauf deux : vous-même et Farah, la fille du Maharadjah à qui vous avez dérobé cette malédiction. A vous maintenant de remédier à cette bourde, et pour cela, de parcourir l'immense (au sens strict) palais royal. D'affronter les créatures des sables, les pièges et les précipices mortels.

On cours sur le mur, on saute et pour finir on s'accroche à la colonne.

Pour un jeune prince que l'on s'attendrait à voir pantouflard et trop gâté, figurez-vous que vous êtes particulièrement balèze et acrobate. Une prédisposition qui vous sera utile pour progresser dans un environnement ravagé. Le palais est secoué de séismes, des pans de murs entiers s'effondrent, les escaliers sont impraticables, de la poussière vole dans tous les sens et en bref, vous allez devoir vous débrouiller. Le prince est capable de réaliser un nombre impressionnant de mouvements outre les classiques du genre : se suspendre, sauter, courir. Vous êtes capable également de courir le long d'un mur verticalement ou horizontalement, de vous accrocher à une colonne, de bondir d'un mur à l'autre, de vous suspendre à une hampe et de tourner comme sur une barre fixe etc. etc. Bien sûr tout l'intérêt de cette palette gestuelle réside dans le fait d'enchaîner les mouvements dans d'improbables cascades qui vous mèneront d'un bout à l'autre de salles parfois gigantesques. Un long discours ne servirait à rien, en somme, imaginez le genre de choses de ce style que vous rêveriez de faire. Ca y est ? Et bien elles sont toutes dans Prince Of Persia. Voilà c'est plus simple comme ça.

Les sables du temps vous feront voir votre avenir. Cela permettra non seulement de suggérer des solutions mais aussi d'approfondir l'intrigue quelques fois.

Mais là où les développeurs nous mettent le coup de grâce, c'est avec l'animation du personnage. Tous les mouvements s'enchaînent naturellement et avec une grâce féline irrésistible et fluide. Le niveau de détail des mouvements est inégalé. Même Sam Fisher a l'air d'un poteau à côté. Il faut voir le prince rétablir son équilibre au bord d'un gouffre, se rattraper de justesse sur un rebord, patiner contre un mur lorsqu'il est mouillé. Le moindre détail est là. Même lorsqu'il prend un virage en courant, on peut le voir se pencher sur le côté. Ca ne sert à rien, mais moi je veux ça dans tous les jeux.

Allez, entre là-dedans toi. Et te mets encore dans le pétrin.

Et comme si cela ne suffisait pas, on accomplit chaque action avec une facilité qui nous pousse définitivement à nous prendre pour un surhomme. La prise en main est immédiate, très "nintendoesque" dirais-je. Qu'il s'agisse des acrobaties ou des combats. Car outre ses cabrioles de cirque, le prince sait aussi distribuer les coups à la volée. Hop, je frappe devant, derrière, sur le côté, et zou, je fais un salto pour aller frapper l'ennemi dans le dos, je rebondis contre un mur et je virevolte pour retomber derrière un autre adversaire que je mets à terre. Tout ça sans même me salir. Mais si on veut réellement se débarrasser d'une créature des sables, il convient de lui asséner un coup fatal à l'aide de la dague du temps. Une fois l'ennemi au sol, on doit lui planter la-dite dague dans le bide. Cette arme a de multiples usage en vérité. Avant tout il faut la remplir de sable, soit par le biais de sources éparpillées dans le jeu, soit en tuant les monstres. On pourra alors parvenir à contrôler le temps. A nous les retours en arrière pour oublier cette chute stupide parce qu'on n'avait pas vu ou sauter après s'être mis à courir sur un mur ou pour attaquer le monstre qui nous frappe de côté. Autre pouvoir magique, celui de figer le temps ou au moins de le ralentir. Pratique pour franchir des zones piégées ou affronter un grand nombre d'ennemis. N'allez pas croire pour autant que la mort soit inévitable. Mais en tout cas on apprécie que même sans avoir recours à cette maîtrise du temps, des checkpoints nombreux nous évitent de refaire de longs passages. Frustration quitte ce corps ! De plus, ces points de sauvegardes vous ouvriront à des visions du futur. Une manière de vous confier des objectifs et de suggérer une solution pour ce qui suit. Et en parlant de suivre, beaucoup apprécieront l'absence ou du moins la transparence des loadings. On avance dans le jeu sans aucune coupure.

Quand on pense que c'est nous-mêmes qui devons réactiver ces pièges. C'est des pervers les développeurs.

Voilà donc de quoi est constituée votre progression, des combats et d'immenses salles dont on devra sortir. Vous remarquerez vite que trouver la sortie est simple. Oui c'est vrai, mais toute la difficulté du "comment y aller" et non du "où aller". Quel chemin suivre ? Sur quel machin grimper ? A vous de trouver la réponse. Pour compléter ce gameplay simple dans le fond, des énigmes pointent le bout de leur nez. Mécanismes à enclencher, objets à déplacer, rien de très complexe en vérité mais ce sera l'occasion de faire se bouger votre amie Farah. Hormis sa relation avec le prince (qui donnera lieu à d'amusantes réactions de sa part à partir du milieu du jeu) cette dernière servira aussi la progression dans les niveaux. En libérant une faille dans un mur, vous lui permettrez de passer de l'autre côté et d'activer un interrupteur par exemple. Au cours de certains combats, son arc pourra également être mis à contribution mais il faut avouer que son utilité dans ce cas est assez réduite. Mais son importance dans le scénario du jeu est indubitable.

Je me trouve tout petit, là, d'un coup.

Sur le plan technique, Prince Of Persia va à contre-sens de ce qu'on voit actuellement. Pas d'effets à gogo, pas de lumières dynamiques temps réel thermo-nucléaire. En lieu et place, une finesse des textures, un design léché, une lumière évanescente lyrique de toute beauté, des lieux tout simplement gigantesques, des particules qui composent les brumes sableuses qu'on croise si souvent, et une véritable poésie visuelle. L'approche rappelle beaucoup celle d'Ico en fait. PoP est sublime, sans débauche inutile et il est très certainement le plus beau soft de la machine, je doute d'ailleurs qu'elle puisse aller beaucoup plus loin. Et il n'est nul besoin je pense de revenir sur l'animation.

On aura de nombreux mécanismes à actionner et quelques énigmes à résoudre.

J'ai pourtant réussi à trouver quelques failles dans cette cuirasse de bonheur. A commencer par la durée de vie un peu juste du titre. Comptez de 10 à 15 heures pour voir la fin de l'aventure. Un peu court, mais tellement rempli. Autre petit ennui, on note parfois des angles de caméra pas nécessairement très bien choisis et des mouvements mal sentis. Théoriquement, ces problèmes devraient être absents de la version commerciale du jeu, on le souhaite, même si cela demeure mineur et que je n'ai jamais commis d'erreur à cause d'une mauvaise vue. Et dernier reproche concernant les combats cette fois. Aussi intuitifs soient-ils, ils leur arrivent parfois de traîner en longueur avec des ennemis qui semblent surgir à l'infini. Et si on a le malheur de se laisser bloquer dans un coin, en ressortir peut devenir pénible. Dans l'absolu, on a vu bien pire ailleurs, mais c'est vrai que vue la qualité générale du jeu, les petits défauts prennent de suite plus d'ampleur.

Et vlan, un bon coup de lame dans la nuque ! Quoi qu'il fasse, le prince a toujours la classe.

A la lecture de ce test, vous devez vous dire que finalement, il n'a rien d'original ce jeu. Et c'est vrai. Le contrôle du temps on l'a déjà vu ailleurs et le gameplay c'est finalement le même que celui du tout premier opus qui a inspiré les Tomb Raiders. Et bien c'est peut-être ça qui le rend si merveilleux. La POP team est parvenu à retrouver l'essence du jeu. Un gameplay paradoxalement simple et riche. Le tout enrobé d'une beauté à tomber, sans fioriture ni dans la jouabilité ni dans la technique, ils ont juste ajouté un level design de malade et au final, le résultat est là : on ne peut pas lâcher le jeu.

Les notes
  • Graphique 19 /20

    Lumières diffuses, effets de flou ou de particules, les effets sont restreints au minimum au profit d'un éblouissant travail de design et d'architecture. Sans parler des animations qui renvoient Sam Fisher au rang de vulgaire piquet. Bon dieu que c'est beau.

  • Jouabilté 18 /20

    Rarement prise en main aura été plus simple. En quelques secondes on est capable de réaliser les plus grandes prouesses. A partir d'un gameplay de base simple, les possibilités se montrent nombreuses et surtout, quoi qu'on fasse, on n'arrive plus à lâcher le pad. Seuls certains combats un peu trop longs peuvent se montrer pénibles.

  • Duree 14 /20

    L'un des deux seuls orages dans cet océan de perfection, la durée de vie un petit peu trop courte. 15 heures au maximum devraient vous suffire pour boucler le jeu. Enfin, c'est tout de même pas mal.

  • Son 16 /20

    Sobre mais efficace. Les musiques sont rares et ponctuent certaines actions particulières. L'ambiance sonore est essentiellement composée de bruitages divers réussis. Mais il y a des moments où le silence peut peser. Remarquez je sens bien que c'est fait pour.

  • Scénario 16 /20

    L'intrigue est prenante mais c'est surtout la relation entre le prince et Farah qui nous accroche.

Prince Of Persia a tout pour lui, d'une beauté renversante et accrocheur. Le plus impressionnant, c'est qu'en réalité, le gameplay est basique, pas du tout révolutionnaire et pourtant tellement riche. C'est l'essence même du jeu qui a simplement été magnifiée. Qu'ajouter de plus ?

Profil de Dinowan
L'avis de Dinowan
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
13 novembre 2003 à 18:00:00
19/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (288)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
17/ 20
Mis à jour le 13/11/2003 Voir l'historique
PlayStation 2 Plate-Forme Aventure Ubisoft Ubisoft Montreal
  • Partager cette page :
Prince of Persia : Les Sables du Temps
PC PS3 GBA NGC PS2 Xbox
pas d'image
AvantArrière
  • Accueil
  • Tests (10)
  • News (38)
  • Vidéos (23)
  • Images (391)
  • Wiki / ETAJV
  • Wallpapers (3)
  • Forum
HISTORIQUE DES ARTICLES
  • Test : Prince Of Persia : Les Sables Du Temps sur PS2
    -
    PS2
  • Aperçu : Prince Of Persia : The Sands Of Time sur PS2
    - 0
    PS2
  • Dossier : Prince Of Persia : The Sands Of Time
    - 6
    PC - NGC - PS2 - XBOX
Boutique
  • Prince of Persia : Les Sables du Temps PS2
    29.00 € Neuf
    0.90 € Occasion
Mettre en valeur Masquer

Vous pouvez mettre en valeur les zones que vous désirez ainsi que noircir les zones que vous désirez cacher.