Test Spyro : Enter the Dragonfly- PlayStation 2

PlayStation 2

Pour sa première escapade sur 128 bits, Spyro change de propriétaire. Insomniac Games a en effet décidé de passer le flambeau et ce sont les studios Universal Interactive qui ont maintenant la garde du dragon. Parviendront-ils à faire aussi bien que leurs aînés ? Quelle relation unit réellement Spyro à Sparx ? Les réponses à toutes ces questions, juste après la pub.

Spyro : Enter the Dragonfly

La série Spyro est maintenant une affaire qui roule. Portée par une réalisation sans faille sur Playstation, elle a mené son bonhomme de chemin à travers trois épisodes forts réussis auxquels on pourrait toutefois reprocher un certain manque d'originalité. En effet, la mécanique restait à peu de choses près toujours la même : collecter des joyaux, sauver des dragons et naviguer dans des mondes colorés à forte tendance plate-formique. Bon, pour ce quatrième volet (je ne compte pas les deux épisodes GBA), on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Y'aurait-il un quelconque bouleversement dans la série ou Universal reprendrait-il tel quel les ficelles déjà usées du gameplay ? C'est à regret que je vous annonce qu'on opte ici pour la deuxième solution. Spyro 4 n'est qu'un concentré de tout ce qu'on a déjà vu dans les précédents épisodes avec simplement un petit lifting graphique, histoire de (mal) justifier le support.

Spyro premier du nom vous faisait libérer des dragons, le second vous lançait à la recherche de talismans et le suivant vous demandait de libérer les bébés dragons. Cette fois, il s'agit de s'occuper des libellules enlevées par l'ignoble Rypto. Grandes protectrices des dragons depuis toujours, les insectes volants ont été éparpillés dans tout le royaume et il revient à Spyro de toutes les retrouver avant de botter l'arrière train de Rypto une bonne fois pour toutes.

Test Spyro : Enter The Dragonfly PlayStation 2 - Screenshot 1L'univers semble issu d'un cartoon.

On ne s'éloigne donc pas du principe de la série et c'est dans la routine la plus familière qu'on se lance dans l'aventure. Quand je vous disais que cet épisode n'était qu'un concentré des trois précédents, je n'étais vraiment pas loin de la vérité. Comme une sorte de best-of, on y retrouve tous les personnages déjà croisés auparavant. Chasseur, Bianca, Gros-Sous, Zoé la fée, ainsi que tous les autochtones des nombreux niveaux à traverser, tous sont réunis et témoignent d'un réel manque d'originalité au fil des épisodes. Même Rypto, le grand vilain de l'histoire, est un recyclage du second volet de la série. Spyro 4 est également l'occasion de retrouver la plupart des engins déjà pilotés tels que le char, l'avion, l'ovni ou la raie manta. Ces véhicules donnent lieu à de courts niveaux dans lesquels il s'agit généralement de récupérer un max de joyaux tout en blastant les ennemis.

Les joyaux sont toujours aussi nombreux (il y en a 7000 dans tout le jeu). Tous les débusquer demande une exploration approfondie de chaque zone. Et vous auriez tort de vous priver de cette chasse aux rubis car elle représente à mon sens le plus grand intérêt d'un jeu tel que Spyro. Ce ne sont pas les quelques défis à relever (courses, niveaux de vol...) qui donnent du fil à retordre au joueur mais bel et bien la recherche de toutes les pierres précieuses parfois très bien cachées.

Test Spyro : Enter The Dragonfly PlayStation 2 - Screenshot 2Spyro s'envole régulièrement pour des niveaux plus aériens.

Dire que Spyro : Enter The Dragonfly n'innove en rien serait quand même mentir. Aussi minime soit elle, il y a bien une nouveauté. En plus de ses flammes, Spyro est désormais capable de cracher des bulles, de l'électricité et de la glace. Pour cela, il lui faudra dénicher des gemmes spéciales qu'il devra rapporter à la statue de dragon du niveau central. Voilà, c'est vraiment la seule et unique nouveauté du jeu. Mis à part cela, Spyro est toujours capable de sauter, de grimper aux échelles, de charger ses ennemis cornes en avant, de planer et de papillonner pour rejoindre les plates-formes trop éloignées. Les amateurs de la série ne seront donc nullement dépaysés et retrouveront intact leur petit dragon violet.

Test Spyro : Enter The Dragonfly PlayStation 2 - Screenshot 3Visez les ennemis avec les canons.

Enfin, quand je dis intact, je me place volontairement d'un point de vue intrinsèque (oulah Jihem, pas de mot compliqué, vite trouve une autre formule...), disons donc d'un point de vue intérieur. Le fond n'a pas changé, alors que la forme a quant à elle subi quelques modifications. Je ne parlerais pas d'améliorations car honnêtement, mise à part un lissage des textures, on ne note pas de différences majeures avec les versions PSX. Ah, si les flammes sont plus jolies... Malheureusement, en plus de ne pas profiter réellement du support sur lequel tourne le jeu, le titre se permet quelques baisses de régime au niveau du frame rate. Moins flagrants que sur GameCube, le jeu ralentit quand même de temps en temps, généralement, lorsque le dragon change de direction, c'est à dire toutes les cinq secondes ! Ce manque de fluidité devient à la longue fatiguant pour les yeux et ne fait qu'accentuer le petit sentiment de déception face à ce nouvel épisode de Spyro. Autant dire que si le dragon ne se rattrape pas lors d'un hypothétique prochain épisode, il faudra se faire à l'idée que notre dragon a mal vieilli, pour ne devenir qu'un jeu de plate-forme tout à fait banal.

Jihem, le 31 décembre 2002

Les notes

  • Graphismes 14/20

    Qu'elle semble loin l'époque où Spyro était un gage de qualité visuelle. Ce changement de support dessert totalement la série. A croire que les développeurs ont gardé le même moteur graphique en se contentant de lisser les textures. Les ralentissements étant moins flagrants que sur la console de Nintendo, le jeu mérite un point supplémentaire pour ses graphismes.

  • Jouabilité 15/20

    Sur PS2, Spyro se trouve légèrement plus maniable que sur GameCube. Est-ce dû à notre habitude de la diriger avec un Dualshock ou bien à la diminution des ralentissements ? Peut-être un peu des deux? Les phases de vols sont toujours bien jouables. On apprécie aussi l'aide de Sparx qui se charge de récupérer les joyaux autour du dragon.

  • Durée de vie 13/20

    Même si des joyaux demeurent toujours bien cachés, le jeu ne résiste pas bien longtemps. En ne prenant pas le temps de tout trouver, on arrive à la fin en moins d'une après-midi.

  • Bande son 13/20

    Spyro change une nouvelle de fois de voix. Son timbre actuel ne correspond plus du tout à sa personnalité, lui enlevant toute l'innocence du joyeux dragon qu'il est. Pour les musiques et les bruitages, on retrouve l'esprit joyeux et entraînant des épisodes précédents.

  • Scénario 8/20

    Ca sent quand même le réchauffé. Rypto revient faire un tour dans le rôle du grand méchant, Spyro est encore une fois chargé de libérer tout le monde... Mouais, c'est pas très original, tout ça.

  • Note Générale13/20

    Spryo loupe quelque peu la marche 128 bits. Bluffante sur PSX, sa réalisation n'est plus aussi reluisante. A part ça, le jeu suit la routine amorcée par les épisodes précédents. C'est un Spyro pantouflard et sans grandes idées qui arrive sur Playstation 2.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

  • Note Lecteurs 12/20

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