Test 007 : Nightfire- PlayStation 2

PlayStation 2

Comme par hasard, James Bond est de retour sur consoles pile poil au moment où sortent ses nouvelles aventures sur grand écran. Ce qui m'amène à me poser cette question : « Electronic Arts n'a-il pas un peu bâclé son titre pour le sortir à temps ? »

007 : Nightfire

Comme ce fut déjà le cas l'année dernière avec Espion Pour Cible, le nouveau titre d'Electronic Arts mettant en scène le célèbre espion au service de sa majesté ne reprend absolument pas la trame d'un film existant. Cela ne lui empêche pas d'inclure tous les éléments obligatoires dans un James Bond à commencer par des filles, beaucoup de filles qui, comme d'habitude, tomberont toutes sous le charme de l'espion. Sans blague, je sais pas comment il fait ce type. Dès qu'il croise une nana, il faut obligatoirement qu'il lui explore les amygdales avec la langue (James Bond, mon héros !). Est-ce dû à sa classe légendaire ? Possible. Ses gadgets doivent aussi y être pour quelque chose. Car attention, le James ne se trimbale pas avec du Pif gadget dans les manches, mais avec du gadget haut de gamme gracieusement confectionné par Q. Montre laser, grappin, appareil photo miniature, lunettes infrarougse, porte-clef tazer, décodeur ou grenade rasoir, ce type est un véritable couteau suisse ambulant. Toutes ces inventions et quelques autres se retrouvent elles aussi dans le jeu parce qu'un James Bond sans gadget n'est plus vraiment un James Bond. Dernier élément indispensable pour respecter l'univers « so british » de 007, un méchant bien mégalomane qui menace l'avenir de l'humanité toute entière. Ici, le rôle est joué par Drake, un richissime militant écologique qui complote en douce afin de s'assurer le contrôle d'un satellite. Pour Nightfire, le trio fille/gadget/méchant a beau être réuni, la mayonnaise a du mal à prendre.

Test James Bond 007 : Nightfire PlayStation 2 - Screenshot 16On retrouve la voiture de Bond.

Ca commence pourtant sur les chapeaux de roue par une séquence de tutorial des plus rythmées. A peine a-t-on lancé le jeu, qu'on se retrouve à bord d'un hélicoptère, un fusil snipe dans les mains, à devoir protéger une jeune femme à travers les rues de Paris. Le générique enchaîne directement à la suite et on n'a toujours pas vu la moindre trace du menu principal. Bon, il faut avouer que ça en jette. L'impression d'être directement acteur d'un film de James Bond est bien là. Puis vient alors la première vraie mission, et là tout commence à retomber lentement mais sûrement. Toutes les bonnes intention du début s'estompent peu à peu. Il s'agit de s'infiltrer ni vu ni connu dans le château de Drake pour glaner quelques renseignements. Une pure mission d'infiltration qui tourne mal et qui se termine en course poursuite sur une moto neige, en pleine forêt alpine. L'action est rapide, la mise en scène soignée, mais le fun n'y est pas. Il en sera ainsi durant les 12 niveaux de jeu.

Test James Bond 007 : Nightfire PlayStation 2 - Screenshot 17Le fusil snipe.

D'où vient le problème ? Pas facile à dire. Le manque de rythme de certains passages, le manque d'inspiration du scénario, la réalisation sans éclat ? Sûrement un mélange de ces trois facteurs. Les nouveautés sont peu nombreuses, Electronic Arts se contentant d'appliquer la recette d'Espion Pour Cible, avec moins de réussite que l'an passé. On notera tout de même quelques gadgets inédits ainsi que de nouvelles armes. Rien de révolutionnaire en fait. L'histoire est très classique et parfaitement (trop ?) dans le style de 007 avec tous les rebondissements prévisibles que cela comporte. Si d'habitude cela fonctionne plutôt bien, on a un peu de mal à accrocher à cette énième intrigue sur fond de satellite. Reste alors le multi qui n'apporte lui non plus pas grand chose à la version précédente si ce n'est une parade de nouveaux persos issus de la saga James Bond.

Test James Bond 007 : Nightfire PlayStation 2 - Screenshot 18Moins classe que celle de Splinter Cell, la vision thermale est quand même là.

Le jeu sortant simultanément sur PS2, GameCube et Xbox, il faut savoir que la réalisation diffère quelque peu d'une machine à l'autre. Que ce soit sur l'une ou l'autre des consoles, on ne constate cependant aucune grosse évolution depuis l'opus précédent. Sur PS2, on a même l'impression que le titre a un peu régressé. L'aliasing est peut-être moins présent, plusieurs bugs ont pu être décelés. Un personnage qui bloque lors d'une cinématique, un autre qui arrive sans ses pieds... Ca la fout un peu mal. Autre problème, mais pas seulement inhérent à la version PS2 cette fois, l'animation qui s'essouffle légèrement à certains endroits ce qui se traduit par de légers découpages de l'écran et de petits ralentissements. Contrairement aux personnages principaux parfaitement modélisés, surtout au niveau du visage (Bond reprend traits pour traits l'acteur Pierce Brosnan), les environnements sont un peu vides et austères, on pourrait aussi dire d'eux qu'ils sont très cubiques. Les textures donnent souvent dans le minimaliste que ce soit en intérieur ou en extérieur. Concernant la bande son, pas de quoi s'étendre pendant des heures sur le sujet. Les voix françaises sont relativement bien interprétées et les musiques tournent souvent autour du thème bien connu de « Double Zéro Sept ». Archi-classique mais efficace. Si seulement il avait pu en être de même pour le jeu de bout en bout...

Jihem, le 28 novembre 2002

Les notes

  • Graphismes 13/20

    Il n'y a vraiment pas de quoi sauter au plafond. Les décors sont toujours assez cubiques et on note quelques bugs par-ci par-là. Seule la modélisation des personnages vaut réellement le coup d'oeil surtout la version numérique de Pierce Brosnan, pratiquement parfaite.

  • Jouabilité 17/20

    Comme l'épisode précédent, le jeu alterne entre les niveaux à pied et ceux à bord de véhicules. Comme l'épisode précédent, les phases de shoot mélangent l'infiltration et le bourrinage pur et dur. La maniabilité reste donc similaire et de bon niveau.

  • Durée de vie 12/20

    L'IA des adversaires est toujours aussi proche d'un artichaut qu'avant. Mieux vaut éviter le mode facile pour ne pas finir le jeu dès la première partie. Le multijoueur reste plus ou moins similaire à celui d'Espion Pour Cible.

  • Bande son 15/20

    L'indétrônable thème de 007 accompagne encore une fois toutes les missions avec quelques variantes suivant les niveaux. Les voix et les bruitages restent agréables.

  • Scénario 12/20

    James Bond nous ressert la même rengaine avec tous les éléments récurrents de la série. Bref, du déjà vu plusieurs fois. On sentirait presque un manque d'inspiration...

  • Note Générale13/20

    On reste finalement pas mal déçu de ce nouveau James Bond. L'absence de véritables nouveautés associée à une réalisation plutôt quelconque nous font une nouvelle fois regretter l'époque bénite où l'espion se produisait sur N64 dans Goldeneye.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

  • Note Lecteurs 16/20

Retour haut de page

Infos jeu

Mots-clefs : James Bond 007 : Nightfire

Vidéos

Voir les 3 vidéos de 007 : Nightfire