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Test : Chicken Run
PC
Chicken Run
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Appréciations du jeu
Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
01 février 2001 à 18:00:00
12/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (9)
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15.1/20
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Chose promise, chose due, les gallinacés de Chicken Run posent cette fois-ci leurs pattes crochues sur nos micros, pour une adaptation quasiment identique aux versions consoles. Aucune amélioration notable pour cet opus somme toute assez décevant, mais l'idée est originale et l'esprit du long-métrage est toujours là.

Chicken Run

Les joueurs PC vont enfin pouvoir découvrir l'adaptation vidéo-ludique du long-métrage en pâte-à-modeler des studios Aardman Productions, déjà reconnus dans ce domaine grâce à Wallace et Gromit. Un jeu qui, même s'il n'est pas exempt de défauts, s'avère particulièrement original et presque aussi délirant que le film. Le scénario raconte l'histoire d'un élevage de poules qui décident, après avoir pris conscience de la fin tragique qu'allait prendre leur vie de pondeuses, de s'évader de la ferme des époux Tweedy. Un remake de la Grande Evasion en quelque sorte, mais à l'échelle d'un poulailler, et où l'humour omniprésent contraste avec le stress presque palpable de Ginger, la poule qui risquera sa vie pour détourner ses congénères de leur destin tragique. Les missions consistent donc généralement à s'infiltrer dans les endroits les plus surveillés de la ferme des Tweedy, pour récupérer un certain nombre d'objets nécessaires à la réalisation des plans de MacBec. La collecte de tous les objets clés donne alors lieu à un mini-jeu toujours dément et à quelques cinématiques, puis l'on peut accéder au niveau suivant. Là où les développeurs du jeu ont fait très fort, c'est en ayant l'idée (saugrenue à première vue) d'appliquer le concept de Metal Gear Solid à l'univers de Chicken Run. Concrètement, on a donc un jeu en 3D dont le gameplay repose entièrement sur la furtivité, tout comme pour le hit de Konami. La comparaison est inévitable et la référence voulue : notre gallinacé se plaque contre les murs et lance des choux pour faire diversion ; de même, tout faux pas sur une tôle ou sur une flaque d'eau attire immédiatement l'attention des chiens et des résidents. On nage dans une ambiance tantôt stressante, tantôt complètement loufoque, et le joueur ne sait plus à quel degré il doit prendre tout cela. L'environnement sonore mêle habilement sifflets de prisonniers en cavale et bruitages qui incitent à la panique. De ce point de vue, le résultat est tout simplement impeccable.

Chicken Run
La mine de Ginger en dit long sur son état d'esprit.
Afin de remplir les nombreux objectifs sans avoir à donner de coups aux dangereux molosses qui patrouillent dans le secteur, le joueur dispose d'un radar visuel et sonore où il peut surveiller les cônes de vision des ennemis, et qui permet de localiser les objets clés. Les voix sont meilleures que celles de la VF du long métrage, avec une Babette complètement hors du temps qui ne saisit pas la gravité de la situation, une Ginger stressée et surtout une MacBec qui se prend complètement au jeu en expliquant ses plans de façon très sérieuse. Mais sa voix zozotante provoque l'effet contraire et rend son discours complètement ridicule. Imaginez ce que cela peut donner sur une réplique telle que : "Babette va nous être utile. Elle est dans la baraque 16. C'est Là que nous fabriquerons le déguisement !". D'une façon générale, l'atmosphère décalée de ces poules qui tentent la grande évasion est aussi bien rendue que dans le film. Avec une scène d'anthologie lorsque les poules tentent de s'évader en se cachant à l'intérieur du mannequin de madame Tweedy ; il faut alors tâcher de garder l'équilibre pour échapper aux chiens tandis que les poules se disputent sous le déguisement. On entend des "poussez pas", des "à gauche", "à droite", et même des "on part en vacance ?" enthousiasmés de la part de Babette. Par contre, il manque de nombreux passages clés du film, qui auraient pu facilement rallonger la durée de vie trop courte du jeu, et permettre à ceux qui n'ont pas eu la chance d'aller voir Chicken Run dans les salles obscures de profiter de tous les gags déments dont dispose le scénario.

Chicken Run
Le baraquement 17 : QG de MacBec.
Dommage que la réalisation souffre de quelques problèmes techniques plutôt gênants. Les graphismes ne sont guère meilleurs que sur Playstation, avec des décors polygonés comme aux débuts de la 3D. La caméra refuse de tourner lorsque l'on est trop prêt d'un mur et ne permet pas une visibilité suffisante pour anticiper les déplacements de plusieurs ennemis à la fois et prévoir un plan d'action. On en vient alors le plus souvent à progresser au hasard en croisant les doigts pour passer inaperçu. On est donc obligé de se faire prendre au moins dix fois de suite avant de trouver la méthode pour accéder à certains objets, ce qui rend la progression plutôt laborieuse. De plus, le jeu est assez difficile, et l'on est forcé de sauvegarder dès que l'on trouve quelque chose pour ne pas avoir à tout recommencer, ce qui entraîne des allers-et-venues incessantes, et casse le rythme du jeu. Il aurait été beaucoup plus agréable pour le joueur de pouvoir conserver les objets durement obtenus sans être obligé de retourner dans un baraquement particulier pour sauvegarder. Chicken Run souffre donc d'un manque d'ergonomie évident dû aux problèmes de caméras, et aux nombreux autres défauts de gameplay. C'est d'autant plus dommage que l'idée de base était excellente et le concept du jeu basé sur la furtivité efficace. Cette version PC n'apporte donc pas grand-chose, et souffre des mêmes défauts que les versions consoles. Certains le trouveront génial, d'autres ne pourront pas lui pardonner ses défauts de gameplay, mais personne ne restera indifférent. Une expérience qui vaut tout de même la peine d'être tentée, si vous avez un minimum d'humour et de curiosité.

Les notes
  • Graphismes 12 /20

    Aucune évolution au niveau des graphismes par rapport à la version PSX. Des textures légèrement plus fines, mais des décors toujours aussi ternes et vides.

  • Jouabilité 11 /20

    Le radar donne une vision trop restreinte des alentours. Une vue subjective aurait été appréciable, d'autant que les mouvements de caméra sont particulièrement mal gérés. La progression est donc assez hasardeuse, et la difficulté trop élevée.

  • Durée de vie 11 /20

    Le jeu se termine beaucoup trop rapidement malgré la difficulté élevée. Les niveaux bonus sont amusants, mais une fois la surprise passée, l'intérêt se révèle plutôt limité. Le gameplay est, de plus, beaucoup trop répétitif.

  • Bande son 16 /20

    Des voix en français encore meilleures que celles du long-métrage. L'environnement sonore se veut à la fois stressant et parodique.

  • Scénario 16 /20

    Le point fort du jeu. L'histoire est loufoque à souhait et les personnages irrésistibles.

Si vous avez craqué pour le long métrage, vous pourrez peut-être passer outre les défauts de gameplay et la réalisation sommaire. Ce titre souffre également d'une durée de vie beaucoup trop courte, et d'une difficulté un peu trop corsée.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
01 février 2001 à 18:00:00
12/20
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L'avis des lecteurs (9)
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15.1/20
Mis à jour le 01/02/2001
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